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Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises : le DG et plusieurs hauts responsables convoqués à l’ORDEF sur instruction du parquet spécial de la CRIEF

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Le Parquet spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire sur des faits présumés de corruption, détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux dans la gestion du Fonds de Garantie Partielle de Portefeuille (GPP). Ce mécanisme, mis en place avec l’appui de la Banque mondiale, vise à faciliter l’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME).

Selon la correspondance adressée au Directeur central de l’Office de Répression des Délits Économiques et Financiers (ORDEF), plusieurs responsables sont visés par cette procédure. Parmi eux figurent :

Amara Kourouma, Directeur général du Crédit Rural de Guinée ;

Alpha Ibrahima III Diallo, Directeur général de l’Exploitation à la Banque centrale ;

Mamoudou Mara, Directeur général du Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises ;

Abdoul Karim Touré, ancien Directeur général du Crédit Rural ;

Alpha Amadou Camara, Chef comptable du Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises ;

Jean Joseph Gomez, Inspecteur général des Finances.

Plus de 40 milliards de francs guinéens en cause

La dénonciation à l’origine de l’enquête fait état de présumés détournements portant sur plus de 40 milliards de francs guinéens, destinés aux appels en garantie dans le cadre du mécanisme GPP. Les auteurs de la dénonciation soutiennent que ces fonds auraient été détournés de leur mission initiale, qui consistait à faciliter l’accès des entreprises, notamment agricoles, au financement bancaire.

Le parquet spécial a instruit l’ORDEF de procéder à des investigations approfondies portant notamment sur l’ensemble des fonds de garantie depuis leur mise en place, les conditions d’octroi des garanties aux entreprises, les conventions de prêts, les sûretés constituées, les procédures de recouvrement, ainsi que tous les documents justificatifs liés au décaissement et à la gestion des crédits concernés.

Cette procédure marque une nouvelle étape dans le contrôle de la gestion des fonds publics et des mécanismes de soutien au financement des entreprises en Guinée.

Les personnes citées dans cette affaire bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à l’établissement définitif des faits par les autorités compétentes.

 

Laguinee.info

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