Et si le plus grand gisement de fer du monde ne servait pas seulement à remplir des minéraliers ? C’est en substance le message délivré ce vendredi 5 juin 2026 par Djiba Diakité, ministre directeur de Cabinet à la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou 2040, lors d’une réunion de cadrage technique au Palais Mohammed V. Devant les structures chargées de l’exécution du programme, il a posé un cap : « Nous avons envie d’exporter plus de matières grises que de matières premières. »
La formule ne relève pas du slogan. Elle s’inscrit, selon Djiba Diakité, dans une vision présidentielle assumée : faire du projet Simandou bien plus qu’une opération extractive. « La vision du président Mamadi Doumbouya est très claire : faire de Simandou le moteur d’une transformation économique profonde de la Guinée au bénéfice des populations, mais également faire du pays une économie de destination et une économie de ressources », a-t-il rappelé.
Le capital humain, priorité stratégique
Dans cette optique, les ressources naturelles ne sont qu’un point de départ. Le véritable gisement à exploiter, a insisté le président du Comité stratégique, c’est le capital humain. Le programme Simandou 2040 en fait même son cœur battant, avec le lancement annoncé de la « Simandou Academy », une initiative destinée à former les compétences guinéennes capables de porter la transformation du pays au-delà de la seule extraction minière.
Cette réunion de calage intervenait après la finalisation de la documentation stratégique, élaborée suite à « un important travail de diagnostic et de co-construction » mené par le Comité stratégique sur instruction du chef de l’État. Objectif affiché : traduire fidèlement la vision présidentielle dans un programme opérationnel.
Une architecture institutionnelle dédiée
Pour garantir une exécution efficace, plusieurs instruments ont été mis en place : la Delivery Unit, le Guinea Development Board, et d’autres mécanismes de pilotage et de suivi à venir. Djiba Diakité a salué l’engagement du gouvernement dans cette phase d’implémentation, remerciant le Premier ministre, son cabinet et l’ensemble des ministres.
Alors que le Simandou Mining Summit se profile le 11 novembre prochain sur les îles de Kassa, le message de Conakry est limpide : la Guinée ne veut plus se contenter de vendre son sous-sol. Elle entend former ses filles et ses fils pour en tirer une richesse durable.
Laguinee.info





