Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a adressé, ce samedi, une mise en demeure à Madame Kadiatou Tounkara, lui enjoignant de retirer ses propos qualifiant les enseignants de « moutons » et de présenter des excuses publiques. Le syndicat menace d’engager des poursuites judiciaires sans délai en cas de non-respect de cette exigence.
Dans un communiqué signé du Secrétariat Administratif du Bureau Exécutif National, le SLECG déclare avoir « pris connaissance de vos propos publics qualifiant les enseignants de « moutons » ». Le syndicat qualifie ces déclarations d’« injurieuses et diffamatoires, portant atteinte à la dignité et à l’honneur de toute la profession ».
« Vous serez confrontée aux méandres de la justice »
La mise en demeure est formulée en des termes dépourvus d’ambiguïté : « Nous vous mettons en demeure de retirer immédiatement ces propos et de présenter des excuses publiques. À défaut, le SLECG engagera sans délai les procédures judiciaires nécessaires, et vous serez confrontée aux méandres de la justice dans les heures qui suivent. »
Le SLECG assortit sa démarche d’un rappel : « Le respect mutuel est une exigence fondamentale dans tout débat public et la liberté d’expression ne saurait se transformer en licence d’insulter ou de diffamer. »
Cette mise en demeure du SLECG s’ajoute à celles déjà adressées à la même personne par le Syndicat National de l’Éducation (SNE), qui lui a accordé un délai de 72 heures, et par le SNEFAG, qui lui a fixé un ultimatum de 24 heures.
Laguinee.info





