La Brigade de l’Office Central Anti-Drogue (OCAD) déployée à l’Aéroport International Ahmed Sékou Touré a interpellé deux individus qui avaient ingéré des boules de cocaïne en vue de les transporter vers l’étranger. Au total, 145 boules ont été saisies. Les deux suspects ont été déférés au parquet de Mafanco.

Ils avaient avalé la marchandise. Les agents de l’OCAD l’avaient vu dans leur comportement.
Une détection par l’analyse comportementale
Ce n’est pas un scanner ni un contrôle de routine qui a permis cette saisie. C’est l’œil exercé des agents de la Brigade de l’OCAD, formés à l’analyse et à l’interprétation du comportement des suspects dans les aéroports. Deux individus ont attiré leur attention. L’interpellation a suivi.

Le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Sangaré, patron de l’OCAD, a confirmé les faits : les deux mis en cause avaient ingéré des boules de cocaïne, une technique connue des trafiquants, dite du « body packing », qui consiste à avaler des doses soigneusement emballées pour les faire passer les contrôles de sécurité frontière.
145 boules au total
Le bilan de la saisie est lourd. La jeune femme interpellée avait ingéré 68 boules de cocaïne. Son compagnon en avait avalé 77. Soit un total de 145 boules extraites de leurs organismes, représentant une quantité significative d’une drogue dure destinée, selon les autorités, à être acheminée vers d’autres pays.

Les deux suspects ont été arrêtés en flagrant délit, placés à la disposition de l’OCAD, avant d’être déférés au parquet de Mafanco pour la suite de la procédure judiciaire.
L’OCAD intensifie sa pression
Cette saisie s’inscrit dans une dynamique de lutte renforcée contre le trafic de drogue, national et international, que mène l’OCAD depuis plusieurs mois. La présence d’une brigade permanente et spécialisée à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, principale porte d’entrée et de sortie du pays, est un signal clair : la Guinée entend ne plus être un maillon facile dans les routes de la cocaïne qui traversent l’Afrique de l’Ouest en direction de l’Europe.
Le commissaire Sangaré a salué « la vigilance, la réactivité et le professionnalisme » de ses agents, dont l’intervention a permis de neutraliser ce convoi avant qu’il ne quitte le territoire.
Le trafic de cocaïne par ingestion reste l’une des méthodes les plus difficiles à détecter, et l’une des plus dangereuses pour les passeurs eux-mêmes, qui risquent leur vie en cas de rupture d’une boule dans leur organisme. Cette interpellation rappelle que l’Afrique de l’Ouest reste une zone de transit majeure pour la cocaïne en provenance d’Amérique latine, et que les aéroports en sont les premières lignes de défense.
Laguinee.info





