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Kenya : manifestations et grève des transports après la hausse des prix du carburant

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Le Kenya a été secoué ce lundi par des manifestations et une grève nationale des transports publics, en réaction à la hausse des prix du carburant. À Nairobi, la capitale, la circulation a été fortement perturbée, avec de nombreux usagers bloqués dans les zones périphériques et un centre-ville largement paralysé.

 

Selon Africanews.com qui s’appuie sur des informations de l’Agence France-Presse (AFP) et de l’Associated Press (AP), des manifestants ont bloqué plusieurs axes routiers, allant jusqu’à brûler des pneus pour exprimer leur colère face à la flambée du coût de la vie.

Une capitale quasiment à l’arrêt

À en croire plusieurs témoins cités par Africanews, le centre de Nairobi est resté particulièrement calme, de nombreux automobilistes ayant préféré éviter tout déplacement en raison des tensions. Les transports publics, eux, ont été fortement perturbés dans plusieurs quartiers de la capitale.

Un manifestant, Brighton Kombo, rapporte : « Ce gouvernement ne cesse de nous frustrer. Le coût de la vie est désormais insupportable, et nous ne pouvons pas continuer ainsi. »

Forte hausse des prix du carburant

Les autorités ont annoncé vendredi une augmentation significative des prix des produits pétroliers. Selon les données relayées par Africanews, le diesel a connu une hausse de 23,5 %, tandis que l’essence a augmenté de 8 %, atteignant des niveaux records.

Des répercussions économiques attendues

La Kenya National Chamber of Commerce and Industry avertit que cette hausse pourrait entraîner une augmentation générale des prix des biens et services. L’institution souligne, selon un communiqué relayé par Africanews, que le diesel joue un rôle central dans plusieurs secteurs stratégiques tels que le transport, l’agriculture, la logistique et la construction.

Réaction prudente du gouvernement

Le président William Ruto, en déplacement à l’étranger, ne s’est pas encore exprimé sur la situation.

De son côté, le ministre du Trésor et de la Planification économique, John Mbadi, a estimé que le mouvement de grève était « injustifié », tout en reconnaissant les contraintes économiques actuelles. Il a notamment déclaré, à en croire ses propos rapportés par la chaîne NTV, qu’il s’agissait d’une « guerre que nous n’avons pas provoquée ».

Une tension sociale persistante

Cette nouvelle crise met en lumière la sensibilité du coût de la vie au Kenya. Chaque hausse du carburant, selon les analystes, se répercute immédiatement sur les transports et les prix des produits de première nécessité, alimentant régulièrement la contestation sociale.

Laguinee.info

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