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Législatives et communales 2026 : lettre ouverte de Dr Faya Millimouno à Mamadi Doumbouya

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Le président d’honneur du Bloc Libéral, Faya Lansana Millimouno, a adressé une lettre ouverte au président de la transition, Mamadi Doumbouya, pour demander l’interdiction de toute implication partisane des membres du gouvernement et des administrateurs publics dans le processus électoral en cours.

Datée du 8 mai 2026 à Conakry, cette correspondance intervient à quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain, auxquelles Dr Faya Millimouno participe comme candidat tête de liste nationale du Bloc Libéral.

Une « préoccupation majeure » liée à la neutralité de l’État

Dans cette lettre ouverte adressée au chef de l’État, l’opposant évoque « une préoccupation majeure relative au respect du principe de neutralité de l’État et de l’administration publique dans le cadre du processus électoral actuellement en cours en République de Guinée ».

Selon lui, « la Constitution ainsi que le Code électoral consacrent clairement l’exigence de neutralité des agents de service public et prohibent toute immixtion partisane des autorités administratives dans les compétitions électorales ».

Dr Millimouno rappelle également que les dispositions constitutionnelles imposent aux agents publics « une obligation de réserve, d’impartialité et d’égalité de traitement des citoyens et des acteurs politiques ».

Des interdictions prévues par le Code électoral

Dans sa correspondance, le leader du Bloc Libéral affirme que plusieurs dispositions du Code électoral interdisent explicitement « l’utilisation des moyens de l’État à des fins de propagande politique », « l’implication partisane des agents publics dans la campagne électorale » ou encore « l’usage de l’autorité administrative pour influencer les électeurs ou favoriser une entité politique ».

Il cite notamment les articles 61, 64, 65, 294, 301, 302, 303 et 317 du Code électoral, qui prévoient des sanctions relatives à l’utilisation des ressources publiques à des fins électorales, aux actes de pression sur les électeurs ainsi qu’aux atteintes à la sincérité du scrutin.

L’homme politique  mentionne aussi les articles 335 et 338 du même code, qui « rappellent avec force l’exigence d’indépendance et de neutralité des institutions chargées de la gestion électorale ».

Un appel à des instructions « fermes et publiques »

À travers cette lettre ouverte, le président d’honneur du Bloc Libéral demande au président de la transition de donner « des instructions fermes, claires et publiques » aux membres du gouvernement, aux gouverneurs, préfets, sous-préfets, présidents des délégations spéciales, maires ainsi qu’à l’ensemble des responsables administratifs.

L’objectif, écrit-il, est qu’ils « s’abstiennent de toute participation partisane au processus électoral et de tout comportement susceptible de compromettre la neutralité de l’État ».

« Un signal fort » pour la crédibilité du scrutin

Pour l’acteur politique, le respect de ces principes constitue « non seulement une obligation juridique, mais également une exigence morale et républicaine indispensable à la crédibilité des élections, à la paix civile et à la confiance des citoyens dans les institutions de la République ».

Il estime enfin qu’une telle décision permettrait d’envoyer « un signal fort de respect de l’État de droit, de l’équité républicaine et de la crédibilité du processus démocratique en cours».

Laguinee.info

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