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Souleymane Souza Konaté : « Lorsque la tempête du peuple s’abattra sur une dictature bâtie sur le vide, celle-ci finira inévitablement par s’effondrer. »

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Après la dissolution de l’UFDG et d’une quarantaine d’autres partis politiques par les autorités guinéennes, Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la Cellule de Communication de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, a publié une déclaration cinglante sur son compte Facebook. Un texte offensif, qui annonce selon lui « le calme avant la tempête ».

Le ton est celui de l’avertissement. Dans une publication diffusée sur son compte Facebook, Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la Cellule de Communication de l’UFDG, l’un des quarante partis récemment dissous par les autorités guinéennes, n’a pas mâché ses mots. Son texte, intitulé « Le calme avant la tempête », dresse un réquisitoire sévère contre ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire sans précédent.

Un bilan accablant des quatre dernières années

Pour Souleymane Souza Konaté, le constat est sans appel. « Ces quatre dernières années ont été marquées par un recul sans précédent dans l’exercice des droits et libertés constitutionnels ainsi que dans le respect de la dignité et de l’intégrité humaines », écrit-il. Il dénonce une justice à deux vitesses, des abus de pouvoir sans recours, et cite des faits graves : « assassinats, enlèvements ou disparitions forcées ».

Le coordinateur déplore également la fin du pluralisme politique. Là où la Guinée était, selon lui, « habituée aux débats contradictoires et aux confrontations démocratiques », il n’entend plus désormais « qu’un seul son de cloche ». « C’est la pensée unique et la loi du plus fort que l’on tente d’imposer à tous », tranche-t-il.

La dissolution des partis, ligne rouge franchie

La décision de dissoudre les partis politiques les plus représentatifs constitue, aux yeux du responsable de l’UFDG, un tournant majeur. Il qualifie cette mesure de « conflictuelle, voire suicidaire », intervenant après ce qu’il désigne comme « une élection présidentielle taillée sur mesure, bâclée, litigieuse et sujette à caution».

Il pose alors une question directe aux autorités : « Pourquoi continuer à mobiliser du temps, de l’énergie et des ressources publiques pour organiser des simulacres de scrutins en vase clos alors qu’il serait plus cohérent d’assumer le rejet de la démocratie ? »

Un silence qui n’est pas une résignation

Souleymane Souza Konaté met en garde contre une lecture erronée de la situation. « Le silence imposé par la force des baïonnettes à un peuple qui semble prendre son mal en patience ne saurait être interprété comme un consentement, encore moins comme une résignation définitive », prévient-il. Il rappelle que, par le passé, « dans des contextes de répression sanglante », la majorité silencieuse avait « reculé pour mieux rebondir ».

La promesse de résistance de l’UFDG

Le coordinateur réaffirme la détermination du président de l’UFDG, El Hadj Cellou Dalein Diallo, qu’il décrit comme « engagé de longue date dans le combat pour l’émancipation du peuple de Guinée ». « Il ne pliera ni sous l’oppression ni face à l’intimidation, et encore moins devant l’injustice », assure-t-il, avant de conclure sur une formule destinée à résonner : « Lorsque la tempête du peuple s’abattra sur une dictature bâtie sur le vide, celle-ci finira inévitablement par s’effondrer. »

 

Laguinee.info

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