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Enseignement supérieur : La ministre Dre Diaka Sidibé mobilise les institutions autour d’un atelier stratégique pour dynamiser la recherche scientifique en Guinée

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C’est un signal fort envoyé au monde académique guinéen. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a organisé ce mercredi 1er avril 2026 à Conakry, un atelier d’échange stratégique consacré à la recherche scientifique, réunissant pour la première fois dans un cadre aussi structuré les directeurs généraux des institutions d’enseignement supérieur, des enseignants-chercheurs et plusieurs départements ministériels sectoriels. Un moment inédit, salué par tous les participants comme un tournant décisif pour la recherche guinéenne.

 

Une vision claire : faire de la recherche un pilier du développement national

 

Dès l’ouverture de l’atelier, la ministre Dre Diaka Sidibé a posé le cadre avec une ambition affirmée. Pas question de se limiter à des échanges académiques sans lendemain. L’objectif est concret, stratégique et national.

 

« La Guinée doit produire des connaissances qui comptent ici même en Guinée, mais aussi au-delà de nos frontières. Il s’agit de faire de la recherche scientifique un pilier central du développement de notre pays. Notre objectif reste simple, mais ambitieux : renforcer la qualité de la recherche scientifique à travers la gouvernance, le portage des projets et leur pertinence face aux défis structurels de notre économie », a-t-elle déclaré devant une salle attentive.

 

Un message qui résonne comme une feuille de route. La recherche guinéenne ne doit plus être perçue comme une activité périphérique ou réservée aux cercles académiques. Elle doit descendre dans les réalités du terrain, éclairer les politiques publiques, soutenir la prise de décision et répondre aux besoins concrets des communautés.

 

Dépasser le frein du financement : penser l’idée avant l’argent

 

L’une des interventions les plus remarquées de la ministre a été son appel à changer de mentalité face à la question du financement de la recherche. Trop souvent présentée comme l’obstacle principal, la question financière ne doit pas, selon Dre Diaka Sidibé, précéder celle de l’idée et de la solution.

 

« Il faut déjà penser à l’idée et à la solution qu’on peut apporter à nos communautés avant même de penser au financement. La recherche scientifique est désormais un levier de transformation. Elle doit être au cœur du développement socio-économique durable de la nation », a-t-elle affirmé avec conviction.

 

Un message libérateur pour de nombreux chercheurs présents, souvent freinés dans leurs initiatives par l’attente de financements qui tardent. La ministre les invite à inverser la démarche : produire d’abord des idées pertinentes et innovantes, capables ensuite d’attirer les financements nécessaires à leur réalisation.

 

Une approche interministérielle inédite

L’une des originalités de cet atelier réside dans sa dimension interministérielle. Plusieurs départements sectoriels étaient représentés, notamment les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement, des Mines et de l’Énergie. Une présence qui traduit la volonté d’ancrer la recherche scientifique dans les réalités économiques et environnementales du pays.

 

Dr Diao Baldé, chef de cabinet au ministère de l’Environnement, a clairement exprimé l’intérêt de son département pour cette dynamique collaborative :

 

« Nous avons des thématiques extrêmement importantes, notamment dans le domaine de la biodiversité, du changement climatique, mais aussi de la valorisation et de la gestion des déchets. Nous allons proposer plusieurs axes de collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur. »

 

Des perspectives concrètes de collaboration qui ouvrent la voie à une recherche guinéenne davantage connectée aux défis environnementaux, miniers et agricoles du pays — autant de secteurs où la Guinée dispose d’une richesse naturelle considérable et d’un besoin urgent d’expertise scientifique locale.

Les participants saluent un tournant historique

 

L’atelier a suscité un enthousiasme visible parmi les participants. Chercheurs, directeurs d’institutions et représentants ministériels ont unanimement salué le format et l’ambition de la rencontre. Un intervenant a résumé le sentiment général :

 

« Aujourd’hui, avec cet atelier, les gens comprendront l’importance de la recherche. Pour être un bon chercheur, il faut être engagé et motivé. Cet atelier est un grand début pour notre enseignement scientifique. »

 

Une appréciation qui dit tout de l’attente qui existait dans le milieu académique guinéen pour ce type d’initiative fédératrice et structurante.

Des contrats de performance pour ancrer l’engagement dans les actes

La rencontre ne s’est pas terminée sur de simples déclarations d’intention. La ministre Dre Diaka Sidibé a tenu à donner à cet atelier une traduction concrète et mesurable, en lançant un appel solennel à l’engagement collectif :

 

« J’en appelle à l’adhésion de tout un chacun à ce cadrage et à cette orientation, avec un engagement sur résultats à travers la signature des contrats de performance. »

 

C’est ainsi que l’atelier s’est conclu par la signature de contrats de performance entre le ministère et les institutions d’enseignement supérieur participantes. Un acte fort, qui engage chaque institution sur des objectifs précis et mesurables en matière de recherche scientifique, et qui marque une rupture avec les pratiques antérieures où les engagements restaient souvent sans mécanisme de suivi.

 

Ces contrats constituent désormais le socle d’une nouvelle gouvernance de la recherche scientifique guinéenne, plus rigoureuse, plus orientée vers les résultats, et pleinement au service du développement national.

 

IAC, pour Laguinee.info

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