Conakry, 3 mars 2026 – La récente vague de recrutement de 300 enseignants-chercheurs en Guinée s’accompagne d’une transformation majeure dans la gouvernance académique. Lors de la cérémonie officielle à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la ministre de l’Enseignement supérieur, Diaka Sidibé, a insisté sur une exigence désormais incontournable : la performance et la redevabilité.
« Le temps de recrutement sans suivi est terminé. Chaque enseignant-chercheur aura un cahier de charge, chaque activité devra être traçable, chaque encadrement devra être documenté », a-t-elle déclaré. La ministre a précisé que toutes les publications et projets devront refléter une contribution réelle et justifiée. L’objectif est de transformer la culture académique guinéenne en instaurant un contrôle rigoureux des résultats.
Ce nouveau cadre de gouvernance répond à un constat partagé par le gouvernement : malgré les efforts de recrutement antérieurs, l’impact sur la qualité de l’enseignement et de la recherche restait limité par un suivi insuffisant. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a reconnu ce retard et souligné l’importance de mécanismes clairs de redevabilité pour garantir que les étudiants guinéens atteignent un niveau comparable à celui des pays voisins.
Pour le ministère, cette approche n’est pas seulement administrative : elle vise à renforcer la crédibilité et la compétitivité du système universitaire. Les enseignants-chercheurs, représentés par le Dr Koffi, ont assuré de leur engagement à respecter ces nouvelles exigences et à contribuer activement à l’amélioration du secteur.
Avec cette réforme, la Guinée entend mettre fin à une gestion déclarative de l’enseignement supérieur et s’aligner sur les standards internationaux, plaçant la gouvernance et la performance au cœur du développement académique national.
IAC, pour Laguinee.info





