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Menace de grève : Bah Oury reçoit l’intersyndicale de l’éducation ce jeudi

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À onze jours de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre, la menace d’une grève plane toujours sur le secteur éducatif guinéen. Réclamations sur les engagements pris en janvier, situation des enseignants contractuels, statut particulier et salaires bloqués : l’intersyndicale de l’éducation est attendue ce jeudi 24 septembre à la Primature pour une rencontre avec le Premier ministre Bah Oury.

Composée du Syndicat national de l’éducation (SNE), de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) et du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), l’intersyndicale doit échanger avec le chef du gouvernement sur les revendications qui alimentent les tensions à l’approche de la rentrée.

Selon le porte-parole du SNE, Aboubacar Diesto Camara, l’objectif de la rencontre est notamment d’« amener l’intersyndicale de l’éducation à faire des concessions » afin de désamorcer le risque de grève.

L’accord du 3 janvier au cœur des revendications

Les syndicats réclament principalement l’application des engagements contenus dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 avec le gouvernement.

Parmi les points concernés figure la situation des 4 500 enseignants contractuels communaux non retenus à l’issue de l’évaluation pratique. Le protocole prévoyait la mise en place d’une commission chargée d’examiner leur situation et accordait une priorité au prochain engagement aux enseignants ayant obtenu la moyenne à cette évaluation.

L’intersyndicale revendique également la poursuite de la révision du statut particulier des personnels de l’éducation et de la formation, ainsi que le règlement de certaines situations salariales et administratives. Le protocole de janvier prévoyait notamment une commission bipartite pour examiner les dossiers des enseignants dont les salaires étaient bloqués.

Une pression maintenue avant la rentrée

Ces revendications restent au centre des discussions entre les syndicats et les autorités. Le 18 septembre dernier, la ministre de l’Éducation nationale, Bintou Keïta, avait déjà reçu l’intersyndicale pour évoquer l’application du protocole du 3 janvier, la situation des enseignants et la préparation de la rentrée. Elle s’était engagée à faire le point sur le respect des engagements pris.

Quelques jours plus tard, l’intersyndicale maintient donc la pression. Elle menace de recourir à la grève si ses revendications ne trouvent pas de réponses satisfaisantes.

La rencontre prévue ce jeudi à la Primature intervient ainsi à un moment particulièrement sensible pour le système éducatif, à moins de deux semaines de la reprise des cours. Les échanges entre Bah Oury et les représentants syndicaux pourraient permettre de mesurer l’état des discussions et les éventuelles concessions susceptibles d’être faites de part et d’autre.

L’enjeu immédiat reste d’éviter que le bras de fer autour des revendications syndicales ne perturbe la rentrée scolaire du 5 octobre 2026.

Oumou Hawa Bah, stagiaire pour Laguinee.info 

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