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ONU : Doumbouya présente Simandou 2040 comme le moteur de la transformation économique de la Guinée

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« Et si Simandou n’était plus seulement une mine, mais le point de départ d’une nouvelle économie guinéenne ? » C’est le pari présenté par Mamadi Doumbouya à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Face aux dirigeants du monde, le président de la République a placé le programme Simandou 2040 au cœur de sa vision d’une Guinée qui entend transformer ses ressources minières en levier d’industrialisation et de développement.

 

À la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État a consacré une partie importante de son intervention aux réalisations et aux projets économiques engagés en Guinée.

 

Plus qu’un projet minier, Simandou est présenté comme l’un des piliers d’une transformation structurelle de l’économie nationale. Mamadi Doumbouya affirme que le programme Simandou 2040 doit permettre d’agir simultanément sur plusieurs secteurs : infrastructures, agriculture, énergie, éducation, santé et industrie.

 

Le président de la République inscrit ainsi l’exploitation des ressources minières dans une stratégie plus large de développement. L’objectif affiché est de faire des investissements liés à Simandou un moteur pour d’autres secteurs de l’économie.

 

Des infrastructures aux industries

 

Pour illustrer cette dynamique, Mamadi Doumbouya a dressé devant l’Assemblée générale un bilan des réalisations qu’il attribue à son gouvernement en moins de trois ans.

 

Il cite notamment plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées destinées, selon lui, à désenclaver les différentes régions du pays.

 

À cela s’ajoutent le mégaprojet Simandou, des écoles et des hôpitaux annoncés sur l’ensemble du territoire, ainsi que trois raffineries d’alumine présentées comme étant en cours de construction.

 

Le chef de l’État a également évoqué une raffinerie d’or qu’il présente comme la plus grande d’Afrique en capacité de production.

 

À travers cette liste, le président entend mettre en avant une orientation : celle d’une économie qui ne se limiterait plus à l’extraction et à l’exportation des matières premières, mais chercherait davantage à développer des capacités de transformation sur le territoire national.

 

La transformation locale au cœur du discours

 

La bauxite occupe une place particulière dans cette stratégie. Mamadi Doumbouya insiste sur la construction de raffineries d’alumine pour transformer une partie de cette ressource en Guinée.

 

Cette orientation répond à un enjeu économique majeur pour un pays dont l’économie repose fortement sur le secteur minier : augmenter la valeur créée localement et développer progressivement des activités industrielles autour des ressources disponibles.

 

Dans son intervention, le président ne présente toutefois pas Simandou comme un projet isolé. Il l’intègre dans une vision de développement à long terme, matérialisée par Simandou 2040.

 

Le programme est présenté comme une feuille de route socio-économique sur quinze ans.

 

La jeunesse comme autre pilier

 

Le développement économique défendu par Mamadi Doumbouya ne se limite pas aux infrastructures et aux industries. Le président place également la jeunesse au centre de cette stratégie.

 

« Notre plus grande richesse demeure toutefois notre jeunesse », a-t-il déclaré.

 

Il cite notamment Simandou Academy, destinée à contribuer à la formation des jeunes en fonction des besoins du marché du travail.

 

L’emploi et l’entrepreneuriat sont également présentés comme des objectifs associés à cette politique.

 

L’enjeu est donc double : créer les infrastructures et les activités économiques susceptibles de soutenir la croissance, mais aussi disposer d’une main-d’œuvre suffisamment formée pour accompagner cette transformation.

 

De Simandou à une nouvelle architecture économique

 

À New York, Mamadi Doumbouya a ainsi cherché à donner une portée plus large au projet Simandou.

 

Dans son discours, la mine devient un point d’appui pour les infrastructures ; les infrastructures doivent accompagner l’industrie ; l’industrie doit favoriser la création d’emplois ; et la formation doit préparer les jeunes à cette nouvelle économie.

 

Cette vision constitue le principal message économique adressé par le président de la République à la communauté internationale : faire de l’exploitation des ressources guinéennes un levier de transformation plutôt qu’une finalité en soi.

 

Reste désormais à mesurer, dans les faits et dans la durée, la capacité de ces différents projets à produire les effets économiques et sociaux annoncés.

 

À la tribune de l’ONU, le chef de l’État a, lui, présenté Simandou 2040 comme la pièce maîtresse de cette ambition.

 

Laguinee.info

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