« Moi, quand j’achète de l’haricot chaud emballé dans le sachet, c’est pour remplir mon ventre. Donc, je ne sais pas ce que cela peut faire sur ma santé après. » Comme Alhassane Camara, de nombreux consommateurs utilisent quotidiennement des emballages plastiques sans toujours mesurer les risques qu’ils pourraient présenter pour la santé. À l’entrée en vigueur de l’interdiction du plastique à usage unique, le 21 septembre, c’est donc aussi une question d’habitudes alimentaires qui se pose.
En Guinée, le plastique à usage unique est désormais au cœur d’une nouvelle réglementation. Au-delà de la question environnementale, son utilisation pour emballer des aliments chauds soulève également des interrogations sanitaires.
À Kountia, Mariatou Bah, vendeuse, estime que le sachet reste une solution pratique pour son activité.
« Le sachet est plus économique, ça protège la nourriture. Et à part le plastique, on n’a rien d’autre à utiliser », explique-t-elle.
Du côté des consommateurs, les habitudes restent également bien ancrées. Alhassane Camara reconnaît manger régulièrement des aliments emballés dans du plastique, sans connaître précisément les conséquences que cette pratique pourrait avoir sur sa santé.
« Moi, quand j’achète de l’haricot chaud emballé dans le sachet, c’est pour remplir mon ventre. Donc, je ne sais pas ce que cela peut faire sur ma santé après », témoigne-t-il.

Des interrogations sur le contact avec les aliments
Pour Mohamed Safaïrou Diallo, chimiste, le contact entre certains plastiques et les aliments mérite une attention particulière.
« Le plastique contient des substances chimiques. Lorsqu’il rentre en contact avec de la nourriture qu’on ingère, cela peut causer des maladies telles que les maux de cœur, la gastrite, voire plus loin provoquer le cancer », affirme-t-il.
Ces propos du chimiste mettent en avant les inquiétudes liées à l’utilisation de certains emballages plastiques, notamment lorsque des aliments chauds y sont directement placés.

Au-delà de l’entrée en vigueur de l’interdiction, c’est donc un changement des habitudes qui est attendu. Pour les vendeurs comme pour les consommateurs, l’abandon progressif du plastique à usage unique implique de trouver et d’adopter d’autres modes d’emballage.
La nouvelle mesure pose ainsi une double question : comment réduire la présence du plastique dans l’environnement, mais aussi comment faire évoluer les pratiques quotidiennes liées à l’alimentation ?
Maïmouna Keïta, stagiaire pour Laguinee.info





