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Élevage : après l’école, Alpha Oumar Baldé choisit le métier de ses parents

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Après avoir quitté l’école à un jeune âge, Alpha Oumar Baldé a choisi une autre voie. Il s’est tourné vers l’élevage et la vente de bœufs, un métier qu’il a découvert au sein de sa propre famille.

Chez lui, l’élevage n’est pas une activité nouvelle. Ses parents la pratiquaient déjà. En grandissant à leurs côtés, Alpha Oumar Baldé s’est progressivement familiarisé avec le métier avant de décider d’en faire son activité.

« J’ai trouvé mes parents en train d’exercer ce métier et j’ai donc arrêté de suivre les cours à l’école pour me lancer dans ce métier parce que j’appréciais beaucoup ce travail », raconte-t-il.

Mais derrière cette transmission familiale, le quotidien de l’éleveur reste marqué par plusieurs difficultés.

Des troupeaux difficiles à garder

L’une des principales préoccupations d’Alpha Oumar Baldé concerne l’espace disponible pour garder les animaux. Il doit éviter que les bœufs se retrouvent dans les champs et endommagent les cultures.

« Nous rencontrons plusieurs difficultés, notamment celle de trouver un endroit où garder les bœufs sans déranger les autres. Il faut éviter qu’ils aillent dans les champs et détruisent les semences de ceux qui cultivent le manioc. Parce que s’ils passent là-bas, ils peuvent tout gâter », explique-t-il.

À cette contrainte s’ajoute la question des soins. Les animaux doivent être régulièrement pris en charge, mais le coût des médicaments constitue, selon lui, une autre difficulté.

« Il faut toujours donner des soins aux animaux. Du côté des remèdes, les médicaments sont chers. Quand tu fais appel à un vétérinaire, il ne traite pas toujours les animaux comme il faut parce que c’est devenu un commerce pour eux. Mais si c’est toi-même qui achètes les médicaments, tu vas pouvoir traiter les animaux comme il faut », affirme-t-il.

Des animaux exposés aux maladies

Amadou, l’un de ses trois employés, partage également les difficultés rencontrées avec les troupeaux. Selon lui, les animaux sont régulièrement confrontés à différentes maladies.

« Ils sont confrontés à beaucoup de maladies, notamment des maladies infectieuses qui touchent principalement les poumons, ainsi que la fièvre, la salivation, les plaies dans la bouche et aux pieds et les difficultés à marcher », témoigne-t-il.

Face à ces difficultés, Alpha Oumar Baldé souhaite davantage d’accompagnement de la part des autorités compétentes.

Son attente porte notamment sur l’accès à des espaces adaptés pour les troupeaux.

« Je demande aux autorités de faire plus attention à nous, en nous aidant à avoir des domaines pour nos troupeaux. Nous sommes là pour la Guinée. C’est nous qui élevons les animaux, mais nous ne pouvons pas manger tout ce que nous élevons. Nous devons fournir aux autres pour satisfaire leurs besoins », plaide-t-il.

Pour Alpha Oumar Baldé, l’élevage reste ainsi un métier appris auprès des parents et poursuivi malgré les contraintes liées à l’espace, aux soins et au coût des médicaments.

Mariame Keita  et Elhadj Mamadou Pathé Diallo, stagiaires pour Laguinee.info 

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