Cinq jours après l’éboulement meurtrier survenu à Dar-es-Salam, le président de la République, Mamadi Doumbouya, s’est rendu sur le site ce samedi 29 août 2026. Le drame a fait plus d’une trentaine de morts, alors que le site fait depuis plusieurs mois l’objet d’opérations de déguerpissement.
À Dar-es-Salam, une partie importante des populations installées dans l’emprise de la décharge a déjà été déguerpie. Ces opérations visent à libérer progressivement les lieux en vue de la fermeture de la décharge et de la réhabilitation du site.
La visite présidentielle intervient ainsi dans un contexte marqué par le lourd bilan humain de l’éboulement, mais également par le déplacement de nombreuses familles qui vivaient autour de la décharge.
Avant de se rendre à Dar-es-Salam, Mamadi Doumbouya a effectué une première étape au camp Alpha Yaya Diallo. Le chef de l’État, chef suprême des Armées, y a été accueilli par les honneurs militaires du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), commandé par le général de brigade Saa Alphonse Touré.
Au cours de cette étape, le président de la République a échangé avec les responsables de l’unité et visité les installations. Cette rencontre lui a notamment permis de s’informer sur les conditions dans lesquelles les militaires vivent et exercent leurs missions.
Le cortège présidentiel a ensuite pris la direction de Dar-es-Salam. Sur le site, le chef de l’État a constaté la situation après l’éboulement qui a coûté la vie à plus d’une trentaine de personnes.
Cette visite intervient alors que les opérations de déguerpissement et de fermeture de la décharge se poursuivent. Selon la Présidence, les populations vivant dans l’emprise du site ont déjà bénéficié de plusieurs opérations d’indemnisation destinées à faciliter leur relogement.
Le général Amara Camara, ministre secrétaire général et porte-parole de la Présidence, a rappelé les démarches engagées par les autorités :
« Les populations qui vivaient dans l’emprise de la décharge ont été indemnisées à plusieurs reprises afin de permettre leur relogement et la libération définitive des lieux. »
La fermeture complète de la décharge constitue désormais l’objectif annoncé par les autorités. Le site doit ensuite être assaini et réaménagé afin de recevoir une nouvelle vocation.
À terme, les autorités envisagent d’y aménager un parc citoyen. Le projet est présenté comme une composante de la politique d’assainissement et d’embellissement de Conakry.
Mais derrière ce projet de transformation, le drame de Dar-es-Salam vient rappeler les enjeux humains liés à l’occupation du site. Plusieurs familles ont déjà quitté les lieux dans le cadre des opérations de déguerpissement, tandis que d’autres doivent encore s’adapter à leur nouvelle situation.
Cinq jours après l’éboulement, la visite de Mamadi Doumbouya intervient donc à un moment où Dar-es-Salam est confronté à deux réalités : les conséquences d’un drame ayant fait plus d’une trentaine de morts et la transformation progressive d’un site longtemps occupé par une décharge et des habitations.
Laguinee.info





