À Conakry, le poisson se vend de plus en plus cher sur plusieurs marchés. Depuis quelques mois, vendeuses et consommateurs constatent une hausse des prix qu’ils associent notamment à une baisse de la disponibilité du produit. Dans les marchés, cette situation oblige les ménages à adapter leurs achats, tandis que les vendeuses disent voir leurs marges se réduire.

Ce vendredi matin, au marché de Kenien, l’offre paraît limitée dans plusieurs étals. Les cartons de poissons sont proposés à des prix variables, jugés élevés par certaines clientes. Pour les ménages, cette hausse complique davantage les achats alimentaires quotidiens.
Une cliente rencontrée sur place décrit l’évolution des prix et ses conséquences sur ses achats :
« Les poissons sont chers actuellement. Avant, je pouvais acheter des poissons de qualité à bas prix, mais aujourd’hui, ce n’est pas du tout possible. »
Du côté des vendeuses, la situation est également difficile. Bintou, commerçante au marché de Kenien, évoque une baisse de l’activité dans le secteur de la pêche pour expliquer la diminution de l’offre. Elle estime que l’arrêt de certains bateaux affecte directement l’approvisionnement des marchés.
Elle explique les difficultés auxquelles les vendeuses sont confrontées :
« Actuellement, le port de pêche est fermé, les bateaux de pêche ne sont pas opérationnels. Nous espérons qu’en septembre, les activités recommenceront. Les prix des poissons sont chers, mais le bénéfice est minime. »
Cette situation se répercute ainsi sur les deux principaux acteurs de la chaîne. Les consommateurs doivent composer avec des prix plus élevés, tandis que les vendeuses doivent acheter leur marchandise à un coût plus important sans pouvoir nécessairement augmenter leurs marges dans les mêmes proportions.
Pour l’heure, vendeuses et clientes restent dans l’attente d’une amélioration de l’approvisionnement. La reprise des activités de pêche est notamment perçue par les commerçantes comme un facteur susceptible d’améliorer la disponibilité du poisson et, éventuellement, de réduire la pression sur les prix.
En attendant une éventuelle reprise des activités du secteur, la rareté du poisson et la hausse de son prix continuent de peser sur les marchés de Conakry, avec des conséquences aussi bien sur les revenus des vendeuses que sur les dépenses des ménages.
Elhadj Mamadou Pathé Diallo, stagiaire pour Laguinee.info





