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BCRG : après la cessation de travail, la Direction exige la reprise du service

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Cinq heures. C’est la durée du mouvement de cessation collective du travail observé mercredi 19 août 2026 à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). De 12 heures à 17 heures, certains services et départements de l’institution ont été affectés. La Direction réagit et rappelle les règles qui encadrent l’exercice du droit de grève.

 

Dans un communiqué, la BCRG rappelle d’abord un principe : « le droit syndical ainsi que le droit de grève sont reconnus et garantis par la législation en vigueur ». Mais elle pose aussitôt une limite. Ces droits doivent être exercés « dans le respect des conditions, procédures et modalités prévues par le Code du travail, les textes réglementaires applicables ainsi que les règles internes de l’Institution ».

 

La Direction insiste sur la procédure. Selon elle, une cessation collective et concertée du travail ne peut intervenir en dehors du cadre prévu par la loi. Celui-ci comprend notamment les démarches de règlement préalable des différends collectifs, les phases de concertation et les formalités de préavis.

 

Le mouvement de mercredi est précisément au cœur du communiqué. « La Banque Centrale a constaté qu’un mouvement de cessation collective du travail a été observé le mercredi 19 août 2026, de 12 heures à 17 heures », indique la BCRG. Elle précise que cette situation « a eu un impact sur le fonctionnement habituel de certains services et départements de l’Institution ».

 

Pour autant, la Banque centrale ne remet pas en cause le principe du droit de grève. Elle rappelle que celui-ci bénéficie de la protection légale lorsqu’il est exercé conformément aux textes en vigueur.

 

Le communiqué établit cependant une distinction entre les absences couvertes par un mouvement légal et celles qui ne le seraient pas. « Les situations qui ne relèveraient pas de ce cadre demeurent régies par les dispositions applicables en matière d’assiduité, d’obligations professionnelles et de discipline », précise la Direction.

 

Les absences enregistrées mercredi seront donc examinées au cas par cas. « Les situations d’absence relevées le mercredi 19 août 2026 feront l’objet d’un examen individuel », annonce la BCRG.

 

D’éventuelles suites administratives ne sont pas exclues. La Banque centrale précise toutefois qu’elles seront engagées « dans le respect des procédures applicables et des droits de la défense ».

 

Le ton se veut désormais clair pour la journée de jeudi. À compter du 20 août, la Direction demande à l’ensemble du personnel de reprendre normalement le service. Elle appelle également au respect des horaires, des obligations professionnelles, des règles de discipline et des procédures internes.

 

La BCRG réaffirme, dans le même communiqué, son engagement à maintenir « des conditions de travail favorables à l’ensemble de son personnel ».

 

Elle appelle enfin les travailleurs et les organisations syndicales à poursuivre leurs activités « dans un esprit de responsabilité, de respect mutuel » et conformément aux procédures légales et institutionnelles.

 

Laguinee.info

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