À Bonfi, la démolition de la passerelle piétonne complique considérablement les déplacements des usagers. Pour traverser l’autoroute Fidel Castro, les piétons doivent désormais composer directement avec un trafic dense, particulièrement aux heures de pointe. Une situation qui rend les traversées plus difficiles et expose davantage les usagers aux risques liés à la circulation.

À Bonfi, traverser l’autoroute Fidel Castro est devenu une épreuve quotidienne pour de nombreux piétons. Depuis la démolition de la passerelle qui permettait auparavant de franchir la chaussée en hauteur, les usagers doivent désormais traverser directement au milieu des véhicules.
Sur cet axe très fréquenté, voitures, taxis, motos et gros porteurs se succèdent à longueur de journée. Aux heures de pointe, la circulation devient encore plus dense et laisse peu d’espace aux piétons qui souhaitent rejoindre l’autre côté de la route.
Une traversée devenue difficile
Désormais, les piétons doivent attendre une accalmie dans la circulation avant de s’engager sur la chaussée. Certains restent plusieurs minutes au bord de la route avant de trouver un passage suffisamment dégagé, tandis que d’autres profitent d’un ralentissement des véhicules pour traverser rapidement.
Cette situation est particulièrement contraignante pour les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes et les personnes à mobilité réduite. Contrairement à la période où la passerelle était accessible, ces usagers sont aujourd’hui obligés de partager directement la chaussée avec les véhicules.
La présence de gros porteurs complique également la situation, notamment en raison de leur gabarit et de la visibilité parfois réduite qu’ils peuvent provoquer au moment de la traversée.

Des policiers pour réguler le passage
Face aux difficultés rencontrées par les piétons, des policiers interviennent parfois pour faciliter leur traversée. Lorsque l’affluence devient importante, les agents se positionnent sur la chaussée et ralentissent momentanément les véhicules afin de permettre aux usagers de rejoindre l’autre côté.
Cette intervention permet de réduire momentanément les difficultés, mais elle reste ponctuelle et dépend de la présence des agents sur les lieux. Elle ne constitue donc pas une solution permanente pour les piétons qui empruntent quotidiennement cet axe.
Une passerelle endommagée avant sa démolition
La situation actuelle intervient après les dégâts enregistrés sur la passerelle à la suite du choc d’un véhicule. Fin juin, l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité urbaine (ANASUR) avait indiqué que l’état de l’ouvrage nécessitait une intervention.
Une partie de la passerelle a ensuite été démolie et ses accès condamnés afin de permettre la réalisation des travaux nécessaires à sa sécurisation. Depuis cette intervention, les usagers ne peuvent plus utiliser l’ouvrage pour traverser l’autoroute.
Les usagers attendent la fin des travaux
Les travaux engagés doivent permettre de sécuriser l’infrastructure avant sa remise en service. En attendant leur achèvement, les habitants et autres usagers de Bonfi continuent toutefois de faire face aux difficultés liées à l’absence d’un passage piéton sécurisé.
Pour ceux qui empruntent régulièrement cette zone, le problème ne concerne donc pas uniquement la circulation. Il touche également les déplacements quotidiens des élèves, travailleurs, commerçants et autres usagers qui doivent traverser l’autoroute pour rejoindre leurs différentes destinations.
Dans ce contexte, certains usagers souhaitent qu’une solution temporaire soit envisagée pendant la durée des travaux, notamment aux heures où la circulation est la plus dense. Une telle mesure permettrait de limiter les risques liés aux traversées directes de la chaussée.
À Bonfi, chaque traversée nécessite désormais davantage de vigilance. En attendant la remise en service de la passerelle, les piétons doivent continuer à composer avec un trafic important pour franchir quelques mètres de chaussée qui, auparavant, pouvaient être traversés sans entrer en contact direct avec la circulation.
Mamadou Oury Diallo et Salématou Keïta, stagiaires pour Laguinee.info





