À Bentouraya, dans la commune de Manéah, l’occupation progressive des bras de mer inquiète de plus en plus les habitants. Ces espaces naturels, qui jouent un rôle important dans l’évacuation des eaux de pluie, sont aujourd’hui réduits par des remblais et des constructions. Avec l’arrivée de la saison des pluies, plusieurs familles vivent sous la menace permanente des inondations, avec des dégâts matériels parfois importants.

À Bentouraya, chaque forte pluie ravive les mêmes inquiétudes. Lorsque le ciel s’assombrit, certains habitants redoutent déjà le même scénario : la montée des eaux, les maisons envahies et les biens endommagés.

Dans plusieurs zones du quartier, les bras de mer, qui servaient autrefois de voies naturelles d’écoulement des eaux de pluie, sont aujourd’hui partiellement occupés par des remblais et des constructions. Cette situation réduit leur capacité d’évacuation et favorise les inondations pendant les périodes de fortes précipitations.

Sur le terrain, les conséquences sont visibles. Des concessions sont régulièrement envahies par les eaux, certains murs présentent des fissures ou s’effondrent, tandis que des habitants tentent de mettre leurs biens à l’abri.
Pour les riverains, la saison des pluies est devenue une période d’inquiétude permanente
.
M.Loua, habitant du quartier, décrit les difficultés auxquelles les populations sont confrontées:
« On souffre énormément chaque année pendant la saison des pluies. L’eau envahit les maisons et cause beaucoup de dégâts. Parfois, elle arrive même à démolir certains bâtiments », témoigne-t-il.

Même constat chez Catherine Sandouno, qui déplore une situation devenue récurrente.
« Pendant cette saison des pluies, il y a beaucoup d’inondations. L’eau entre dans les maisons et cela représente un grand risque. Chaque année, c’est la même situation », explique-t-elle.

Au-delà des dégâts matériels, les habitants évoquent également les difficultés de déplacement. Après de fortes pluies, certaines voies deviennent difficiles d’accès, compliquant les activités quotidiennes des riverains.

Face à cette réalité, les populations interpellent les autorités afin que des mesures soient prises pour mettre fin à l’occupation anarchique des bras de mer, restaurer les voies naturelles d’écoulement des eaux et mieux protéger les habitants contre les inondations.
À Bentouraya, chaque saison des pluies rappelle la fragilité de plusieurs zones face aux conséquences de l’urbanisation non maîtrisée. Tant que les bras de mer continueront d’être occupés sans contrôle, les populations resteront exposées aux inondations, aux pertes matérielles et aux risques pour leur sécurité.
Abdoulaye Abdoulaye Diallo, Stagiaire, pour Laguinee.info





