La rentrée prochaine des classes risque d’être perturbée. En cause, un ultimatum a été donné au gouvernement ce samedi 1er août 2026, pour faire face au dossier d’intégration des enseignants contractuels non retenus de Guinée.
Une assemblée organisée à la bourse du travail, a réuni les leaders syndicaux de l’éducation nationale et une centaine d’enseignants venus de plusieurs villes du pays. La rencontre avait pour but d’exiger la correction immédiate des anomalies sur leur liste; La finalisation sans exclusion et omission, sans substitution et retard.
« Si notre arrêté d’engagement n’est pas signé pendant ces vacances, nous allons faire recours à l’intersyndicale de l’éducation. Aux secrétaire généraux, je porte la voix de 4 000 enseignants contractuels. Nous vous invitons rapidement à défendre notre dossier auprès du gouvernement. Faites tout votre possible pour que l’arrêté de 4 500 soit signé pendant ces vacances. A défaut de cela, vous allez nous permettre de déclencher une grève générale et illimitée », a lancé Diaka Sow, coordinateur du collectif des enseignants contractuels non retenus de Guinée.
Plus loin, il a lancé un avertissement : « Tant qu’il n’y a pas d’arrêté d’engagement, il n’y aura pas de cours. Terminé! »
« J’adresse une plaidoirie au président Mamadi Doumbouya, père de tous les 4 000 enseignants contractuels. On est soumis à l’éthique du pays, on est parti enseigner dans les villages. Aujourd’hui, on a fait le concours spécifique à pratiques de classe et on a obtenu de la moyenne requise », poursuit-il.
Personnne ne sera épargnée
Membre de la commission mixte (gouvernement-intersyndicale de l’éducatioon) mise en place le mois d’avril, et qui travaille sur le dossier des enseignants contractuels non retenus, Mohamed Bangoura, responsable de communication du Slecg, a rassuré de la bonne marche du dossier.
« Contracteurs communaux », a-t-il appelé : « je vous rassure que vous êtes déjà à la fonction publique. Pourquoi je le dis ? Le gouvernement nous a donné deux mois rénouvelables une fois, pour le traitement de votre dossier. Nous nous sommes dit, c’est le terrain qui commande. Deux mois rénouvelables une fois, c’est-à-dire quatre mois. Et allez-y comparez, les jours sont payés à 350 000. Nous nous sommes dit, entre nous, ce n’est pas 350 000 par 30 mois qui va faire de nous des hommes nantis. Derrière, il y a nos soeurs, nos frères, nos tantes, nos neveux, qui n’attendent que le compte rendu de cette commission pour avoir un espoir. Nous nous sommes dit, quatre mois, c’est trop. Il faut réduire le travail à deux semaines. Si nous allons avoir de l’argent, mais ce n’est pas sur le dos de ces pauvres enseignants qui souffrent et qui pleurent. Nous nous sommes dit, il n’est plus question d’aller au MEPUA ou d’appeler pour la remontée des listes », a laissé entendre Mohamed Bangoura dit Roméo.

De Conakry à Génève et de Genève à Conakry, a-t-il dit : « nous avons fini de traiter votre dossier. Et nous nous sommes dit, après la publication de cette liste, il ne faudrait pas entendre quelqu’un dire, vous m’avez oublié. Alors, voici ce qu’explique le retard. Nous avons demandé simplement à la Commission de négociation de mettre les moyens logistiques et financiers à notre disposition afin que nous puissions aller dans la dernière sous-protection de la Guinée pour savoir si on n’a pas oublié quelqu’un derrière nous. Et nous l’avons fait selon les recommandations du Secrétaire général de l’Intersyndical, la FSPE et le SNE qui nous ont dit ceci : Si jamais un seul enseignant reste et qu’il dise que je n’ai pas retrouvé mon dossier dans la liste, alors vous allez assumer l’entière responsabilité. Donc, c’est pour vous dire que personne ne sera épargné. »
Ismael Sam, pour Laguinee.info





