Installée ce mercredi 29 juillet 2026 à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djami Diallo a dévoilé ses principales orientations. La nouvelle ministre entend mettre l’accent sur la qualité des formations, une recherche scientifique tournée vers les besoins du développement et une gouvernance axée sur la performance.
Djami Diallo a officiellement pris fonction comme ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ce mercredi, à l’issue d’une cérémonie de passation de service avec la ministre sortante, Dre Diaka Sidibé. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, en présence de membres du gouvernement, de responsables universitaires, de chercheurs et d’acteurs du système éducatif.
Dans son discours d’installation, la nouvelle ministre a exprimé sa gratitude au président de la République, Mamadi Doumbouya, pour la confiance placée en elle. Elle a dit mesurer « pleinement l’honneur » qui lui est accordé ainsi que les exigences liées à cette responsabilité.
Djami Diallo a indiqué que cette nomination s’inscrit dans la continuité de son engagement au service de l’État, après son passage à la tête du ministère de l’Environnement et du Développement durable.
« Cette expérience m’a appris que servir l’État exige rigueur, loyauté, sens du devoir et recherche permanente de résultats », a-t-elle déclaré, ajoutant vouloir conserver le même état d’esprit dans ses nouvelles fonctions.
La nouvelle ministre a également rendu hommage à sa prédécesseure, Dre Diaka Sidibé, pour les réformes engagées et les résultats obtenus durant son passage à la tête du département.
« Les réformes engagées et les avancées enregistrées constituent des acquis précieux. Je tiens à vous assurer de ma volonté de consolider cette dynamique, dans un esprit de continuité de l’action publique », a-t-elle affirmé.
Trois axes prioritaires annoncés
Djami Diallo a rappelé que le développement du capital humain constitue une priorité du gouvernement, à travers notamment l’initiative Simandou Academy inscrite dans le Programme Simandou 2040.
Selon elle, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique doivent jouer un rôle central dans la transformation du pays, en contribuant à la formation des compétences, à la production des connaissances et à l’innovation.
« Former, produire de la connaissance et mettre cette connaissance au service du développement de notre pays : voilà la mission », a-t-elle souligné.
Pour atteindre cet objectif, la ministre a annoncé trois grandes priorités.
La première concerne l’amélioration de la qualité et de la pertinence des formations. Elle prévoit la poursuite de la modernisation des programmes universitaires, le renforcement des standards académiques et une meilleure adaptation des offres de formation aux besoins de l’économie nationale.
« Chaque diplôme doit être un véritable levier d’employabilité, de compétence et de création de valeur », a-t-elle insisté.
La deuxième priorité porte sur le développement d’une recherche scientifique davantage orientée vers les défis nationaux. Djami Diallo ambitionne de renforcer l’accompagnement des enseignants-chercheurs et des chercheurs afin de favoriser des travaux répondant aux besoins du pays dans des secteurs comme l’agriculture, la santé, l’énergie, l’environnement, les mines, le numérique et l’innovation.
Enfin, la troisième priorité concerne la gouvernance des institutions d’enseignement supérieur et de recherche. La ministre veut renforcer la transparence, la redevabilité, l’évaluation des performances et l’efficacité dans la gestion des établissements.
« La qualité de nos résultats dépendra aussi de la qualité de notre gouvernance », a-t-elle déclaré.
Un appel à la mobilisation des acteurs
Pour réussir ces objectifs, Djami Diallo a appelé à une mobilisation collective des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des étudiants, des personnels administratifs et techniques, des responsables d’établissements ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Elle a assuré vouloir instaurer un climat de confiance et de responsabilité partagée au sein du département.
« Je serai attentive aux propositions de chacun, mais également exigeante envers tous, à commencer par moi-même », a-t-elle indiqué.
La nouvelle ministre a renouvelé sa reconnaissance au chef de l’État pour sa confiance et réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes engagées afin de construire « un enseignement supérieur plus performant, une recherche plus utile et des institutions plus fortes » au service du développement de la Guinée.
Laguinee.info





