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Intervention américaine au Mali : « Nous l’avons appris par la presse », affirme Bamako

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Le gouvernement malien dit n’avoir reçu aucune information officielle des États-Unis concernant une éventuelle intervention militaire sur son territoire. Cette réaction intervient après des révélations de la presse américaine évoquant un projet étudié par l’administration de Donald Trump contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.

 

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que les autorités maliennes avaient appris cette information uniquement à travers les médias.

 

Cette déclaration fait suite à un article publié mercredi par The Washington Post, qui, s’appuyant sur des responsables américains actuels et anciens, affirme que l’administration Trump examinerait la possibilité de mener une intervention militaire contre le JNIM, la branche malienne d’Al-Qaïda.

 

Le JNIM est un groupe armé jihadiste affilié à Al-Qaïda. Il est actif principalement au Mali, au Burkina Faso et au Niger, tout en étendant ses activités à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Son dirigeant, Iyad Ag Ghali, est inscrit sur la liste des terroristes désignés par les États-Unis.

 

Face à ces informations, Abdoulaye Diop a souligné l’absence de tout échange officiel entre Bamako et Washington sur cette question:

« Nous n’avons reçu aucune confirmation ni aucune déclaration officielle de la part des États-Unis ou de responsables américains à ce sujet », a déclaré le chef de la diplomatie malienne.

 

 

 

Le ministre a également insisté sur la stratégie sécuritaire du Mali, affirmant que les autorités entendent poursuivre leurs propres efforts dans la lutte contre les groupes armés. « Je peux vous assurer que le Mali ne reste pas les bras croisés, à attendre que d’autres viennent résoudre notre problème », a-t-il assuré.

 

 

 

Ces déclarations interviennent dans un contexte de persistance de l’insécurité au Sahel, où les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique continuent de mener des attaques dans plusieurs pays de la région. À ce stade, aucune autorité américaine n’a publiquement confirmé les informations évoquées par The Washington Post.

 

Laguinee.info

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