spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Décès de Mamadou Djouma Bah : le parquet général fait appel de la condamnation des prévenus pour fraude

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Le parquet général près la Cour d’Appel de Conakry a apporté des précisions sur l’affaire liée au décès de Mamadou Djouma Bah, candidat au baccalauréat unique session 2026, décédé à Kindia alors qu’il purgeait une peine d’un mois d’emprisonnement pour fraude aux examens.

 

Dans un communiqué publié ce jeudi 23 juillet 2026 dont Laguinee.info dispose copie, le parquet général rappelle que six candidats avaient été interpellés dans le cadre des opérations de sécurisation du baccalauréat dans la préfecture de Kindia.

 

Selon le document, les services de surveillance de certains centres d’examen avaient découvert, le 2 juillet 2026, que plusieurs candidats détenaient des documents introduits frauduleusement dans les salles d’examen.

« Les investigations ont établi que certains candidats au nombre de six détenaient, lors de certaines épreuves, des feuilles manuscrites contenant les corrigés ou traités des sujets d’examen, dissimulées notamment dans des cahiers de brouillon ou dans leurs vêtements, dans le but de les utiliser au cours des épreuves », précise le parquet.

 

Six candidats condamnés à un mois de prison

 

Saisi de l’affaire, le Tribunal de première instance de Kindia, statuant en matière correctionnelle, a reconnu les six candidats coupables du délit de fraude à l’examen, prévu et puni par l’article 686 et suivants du Code pénal.

 

Par un jugement rendu le 7 juillet 2026, la juridiction a condamné chacun d’eux à un mois d’emprisonnement, avec mandat de dépôt, ainsi qu’au paiement des frais et dépens.

 

Parmi les condamnés figurait Mamadou Djouma Bah, élève âgé de 17 ans, décédé quelques jours plus tard.

 

Le parquet revient sur les circonstances du décès

 

Dans son communiqué, le parquet général affirme que l’élève a bénéficié d’une prise en charge médicale après une dégradation de son état de santé pendant son incarcération à la Maison centrale de Kindia.

 

« En cours de l’exécution de cette peine à la maison centrale de Kindia, le condamné Mamadou Djouma Bah, ayant présenté des difficultés de santé, a été immédiatement admis, sur instruction du procureur de la République, au Centre hospitalier régional Alpha Oumar Diallo de Kindia afin d’y recevoir les soins appropriés », indique le communiqué.

 

Malgré les soins reçus, le jeune candidat est décédé pendant sa prise en charge médicale.

 

Le parquet général a présenté ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, à la communauté éducative et à l’ensemble du peuple guinéen.

 

Le parquet fait appel du jugement

 

Dans le même communiqué, le parquet général annonce que le parquet de Kindia a fait appel de la décision rendue en première instance.

 

Selon l’institution judiciaire, cet appel vise à permettre un nouvel examen du dossier par une juridiction supérieure.

 

« Le Parquet de la République près le Tribunal de première instance de Kindia, estimant que cette décision mérite un nouvel examen par la juridiction du second degré, a, conformément aux dispositions de l’article 578 du Code de procédure pénale, régulièrement relevé appel contre le jugement », précise le document.

 

L’affaire sera examinée par la chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Conakry lors de son audience prévue le lundi 27 juillet 2026.

 

La justice défend la lutte contre la fraude aux examens

 

Dans sa communication, le parquet général rappelle que la lutte contre la fraude vise à préserver la crédibilité des diplômes nationaux et l’égalité entre les candidats.

 

« La crédibilité des évaluations nationales constitue un patrimoine collectif dont la préservation incombe à tous », souligne le parquet général, qui estime que garantir l’authenticité des diplômes et promouvoir la culture du mérite participent au développement du capital humain du pays.

 

L’affaire continue donc de susciter l’attention, alors que les circonstances entourant le décès de Mamadou Djouma Bah font l’objet de différentes versions entre les autorités judiciaires, la famille du défunt et plusieurs acteurs du secteur éducatif.

 

Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS