Un adolescent de 16 ans a été tué par balle dans le district de Kolenda, relevant de la sous-préfecture de Doko, en préfecture de Siguiri. Le drame, survenu dans des circonstances encore à élucider, fait l’objet d’une enquête judiciaire ouverte par le parquet.

Informé des faits, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, a dépêché une équipe composée d’autorités judiciaires et d’un médecin légiste afin de procéder aux constatations d’usage.
Le Dr Abdoulaye Basirou Condé, médecin-lieutenant au Haut Commandement de la Gendarmerie nationale, en service à la Direction de la justice militaire et médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri, a indiqué être intervenu sur réquisition du parquet.
« Avec l’autorisation de Monsieur le procureur, nous nous sommes rendus sur les lieux pour effectuer les constatations médico-légales », a-t-il déclaré.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime et le présumé auteur des tirs, tous deux âgés de 16 ans, étaient amis et avaient auparavant partagé la même chambre. Les investigations indiquent que le présumé auteur se serait rendu au domicile de la victime dans la nuit avant de prendre la fuite.
D’après les constatations rapportées par le médecin légiste, la victime serait sortie munie d’une arme à feu et aurait tiré en direction de son ami alors que celui-ci tentait de s’enfuir. Le projectile l’a atteint dans le dos.
L’examen médico-légal a révélé plusieurs blessures causées par des projectiles.
« Nous avons constaté des plaies pénétrantes. Certains projectiles sont ressortis au niveau des côtes, tandis que plusieurs autres sont restés logés à l’intérieur du corps, notamment à proximité du cœur. Un autre projectile était également logé au niveau du cou », a précisé le Dr Condé, concluant à une mort violente par arme à feu.
La victime a été identifiée comme étant Mamadi Magassouba, âgé de 16 ans, fils d’Ali Magassouba et de Maïmouna Doumbouya.
À l’issue des constatations, le parquet a autorisé la restitution du corps à la famille pour son inhumation.
Le médecin légiste a également soulevé la question de la détention d’une arme à feu par un mineur, qu’il considère comme un élément central de l’enquête.
« Celui qui a tiré a 16 ans, celui qui est décédé a également 16 ans. À cet âge, un enfant ne devrait pas être en possession d’une arme à feu. Il est désormais indispensable de déterminer à qui appartenait cette arme et dans quelles circonstances elle s’est retrouvée entre les mains d’un mineur », a-t-il souligné.
L’enquête judiciaire se poursuit afin d’établir les circonstances exactes des faits et de déterminer les responsabilités dans cette affaire. Des précisions pourraient être apportées par le parquet au fur et à mesure de l’avancement des investigations.
Mamadou Camara, pour Laguinee.info





