Ibrahima Zakaria Touré a été interpellé le mercredi 8 juillet 2026 à Yimbaya Faben, dans la commune de Matoto. Selon des proches, il a été emmené par des hommes présentés comme appartenant aux services spéciaux. Sa mère, M’mah Soumah, affirme que son fils se trouvait sur les lieux pour livrer des sacs de ciment destinés à des travaux familiaux et appelle les autorités à intervenir en faveur de sa libération.
D’après M’mah Soumah, son fils avait quitté son lieu de travail à sa demande afin d’acheter des sacs de ciment pour un chantier en cours au domicile familial. Après avoir effectué le paiement via Orange Money et livré les matériaux, il aurait été interpellé par des hommes armés.
« Je lui ai demandé d’acheter des sacs de ciment. Après avoir déchargé les agrégats, j’ai entendu des cris m’annonçant que des hommes des services spéciaux embarquaient mon fils. Ils l’ont emmené sans même lui permettre de me remettre mon téléphone », a-t-elle déclaré.
La mère d’Ibrahima Zakaria Touré estime que cette interpellation serait liée à un différend foncier impliquant sa famille. Selon elle, les personnes concernées auraient dû s’adresser aux aînés de la famille.
« S’il y a des personnes à interroger sur cette propriété, ce sont les aînés. Je demande au Président de la République et aux institutions concernées de m’aider à faire libérer mon fils », a-t-elle lancé.
Présente au moment des faits, Mama Aïssata Bangoura affirme avoir assisté à l’interpellation. Selon son témoignage, un homme serait d’abord arrivé sur les lieux avant qu’un pick-up portant la mention « Services spéciaux » ne s’arrête devant la concession.
« Ils étaient armés, le visage à moitié couvert, et ont embarqué Ibrahima sans présenter de mandat d’arrêt. Il nous avait déjà confié qu’on le poussait à signer un document », a-t-elle déclaré.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’avait été enregistrée concernant les circonstances de cette interpellation. Les déclarations rapportées dans cet article reflètent les témoignages des proches de la personne interpellée.
IAC, pour Laguinee.info





