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Drames routiers en Guinée : la gestion du ministère des Transports indexée

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La Guinée fait face à une crise préoccupante de la sécurité routière. Selon les rapports officiels de l’Agence guinéenne de la sécurité routière (AGUISER), le pays a enregistré en 2025 pas moins de 3 305 accidents et 528 décès, soit une hausse de 33,5 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres alarmants posent la question de la responsabilité des autorités, en particulier du ministère des Transports.

Les missions du ministère des Transports

Il faut préciser que la responsabilité du ministère s’articule autour de trois axes majeurs :

Régulation : définir les normes de circulation et de sécurité.

Contrôle : veiller à l’application des règles et sanctionner les manquements.

Formation : encadrer l’apprentissage de la conduite et garantir la compétence des chauffeurs.

 

Or, la recrudescence des accidents révèle des failles dans chacun de ces domaines.

Les failles imputées au ministère des Transports

 

Faiblesse du contrôle technique  

La rareté des centres agréés et le manque de rigueur dans les inspections favorisent la circulation de véhicules vétustes ou défectueux, souvent impliqués dans les accidents.

Octroi informel des permis  

Le système d’apprentissage reste largement informel. Les examens manquent de transparence, ouvrant la voie à des conducteurs mal formés et peu respectueux du code de la route.

 

Déficit de suivi des réglementations

Les règles sur la surcharge des véhicules ou les temps de repos des chauffeurs professionnels sont rarement appliquées, ce qui accroît les risques d’accidents.

 

Une responsabilité partagée

Si le ministère des Transports est au centre des critiques, il n’est pas seul responsable. La crise de la sécurité routière implique :

 

Les usagers : comportements imprudents, non-respect du code de la route.

 

Les forces de sécurité : insuffisance des contrôles sur le terrain.

 

Les collectivités locales : manque d’investissement dans les infrastructures routières.

 

Conclusion

La recrudescence des accidents en Guinée est le symptôme d’un système de transport fragilisé. Le ministère des Transports, en tant qu’organe régulateur, porte une part importante de responsabilité, mais la lutte contre l’insécurité routière exige une mobilisation collective : État, forces de sécurité, collectivités et citoyens. Sans une réforme profonde du secteur, les routes guinéennes continueront d’être des lieux de drame et de désolation.

 

Ibrahima Sylla

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