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Disparition de Foniké Menguè et Billo Bah : leurs épouses saisissent la justice française et visent Mamadi Doumbouya

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Près de deux ans après la disparition d’Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, et de Mamadou Billo Bah, deux responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), leurs épouses ont engagé une nouvelle procédure judiciaire en France. Elles ont déposé, ce jeudi, une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction du Tribunal judiciaire de Paris.

Selon les informations communiquées par leurs avocats, la plainte vise notamment le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya. Les plaignantes soutiennent que celui-ci possède la nationalité française, un élément qu’elles estiment de nature à fonder la compétence des juridictions françaises.

D’après les familles, une première plainte déposée en juillet 2024 avait été classée sans suite par le parquet français, qui s’était déclaré incompétent faute d’éléments établissant la nationalité française du chef de l’État guinéen. Elles affirment désormais disposer de nouveaux éléments susceptibles d’étayer cette allégation.

Les épouses de Foniké Menguè et de Billo Bah justifient également leur démarche par ce qu’elles considèrent comme l’absence de garanties permettant la conduite d’une enquête indépendante en Guinée. Elles estiment que les juridictions guinéennes ne seraient pas en mesure de traiter ce dossier de manière impartiale.

Elles rappellent par ailleurs que des experts des Nations unies avaient, en mai 2026, exprimé leur préoccupation face à plusieurs cas de disparitions signalés en Guinée et appelé les autorités à mener des enquêtes indépendantes.

Dans leur plainte, les plaignantes demandent la désignation d’un juge d’instruction, l’ouverture d’une information judiciaire, l’audition de Mamadi Doumbouya ainsi que de toute autre personne que la justice jugera utile d’entendre, et l’identification des éventuels auteurs, coauteurs ou complices des faits dénoncés.

À ce stade, ces accusations n’ont pas été établies par une décision de justice et le président Mamadi Doumbouya ne s’est pas publiquement exprimé sur cette nouvelle procédure.

Il revient désormais à la justice française d’examiner la recevabilité de la plainte, de se prononcer sur sa compétence et de décider des suites éventuelles à donner à cette affaire.

Laguinee.info

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