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Gabon : Sylvia Bongo conteste la confiscation de ses biens et rejette toute origine publique de son patrimoine

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L’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo, s’est exprimée sur la procédure engagée concernant la confiscation de ses biens par les autorités gabonaises. Dans une déclaration rendue publique, elle affirme que son patrimoine ne provient d’aucun fonds public et conteste les accusations de détournement, évoquant l’absence de preuves et dénonçant les conditions dans lesquelles la procédure aurait été initiée.

L’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo, a réagi aux décisions des autorités gabonaises portant sur la confiscation de ses biens, dans le cadre de procédures judiciaires en cours.

Dans une déclaration écrite, elle affirme que ses économies et son patrimoine ne sont liés à aucun fonds public.

« Mes économies ne proviennent d’aucun fonds public gabonais. Je l’affirme avec la même constance depuis le premier jour », indique-t-elle.

Elle soutient qu’aucune preuve ne permettrait d’établir une origine illicite de ses avoirs.

« À ce jour, aucune preuve n’établit que mon patrimoine provient d’un détournement de fonds publics. Aucun virement du Trésor public, aucun décaissement de l’État, aucune trace bancaire ne relie mes comptes, mes actifs ou mon patrimoine à des ressources publiques. »

Des opérations bancaires jugées conformes

Sylvia Bongo affirme que les établissements bancaires concernés auraient validé les opérations financières après vérification, conformément à leurs obligations réglementaires en matière de lutte contre le blanchiment et de conformité.

Selon elle, les contrôles effectués ne permettraient pas de remettre en cause, a posteriori, la régularité des fonds.

Mise en cause du contexte de la procédure

Dans sa déclaration, l’ancienne Première dame replace également la procédure dans un contexte politique et judiciaire particulier, lié au coup d’État survenu au Gabon.

Elle affirme que l’ouverture de l’enquête résulterait d’un signalement automatique du bureau de lutte contre le blanchiment (MROS), à la suite des événements politiques.

Elle évoque également sa détention après le changement de régime, qu’elle qualifie d’arbitraire, et affirme avoir été privée de liberté pendant une longue période.

Accusations graves et contestations

Sylvia Bongo déclare avoir subi des pressions et évoque des actes de torture présumés durant sa détention, affirmant que ceux-ci auraient eu lieu dans un contexte où elle ne pouvait pas se défendre.

Elle affirme également que des signatures auraient été exigées dans des conditions contraintes, ce que les autorités concernées n’ont pas commenté dans le cadre de cette déclaration.

Un débat judiciaire toujours en cours

L’ancienne Première dame indique que la charge de la preuve incombe à l’accusation et affirme qu’aucun élément probant n’aurait été établi à ce stade pour démontrer une origine illicite des fonds.

Elle précise que certains éléments du dossier ont déjà été versés à une procédure en cours devant la justice française, qui aurait ouvert une enquête sur des faits qu’elle qualifie de graves.

Laguinee.info

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