L’éventuelle interdiction des plastiques à usage unique en Guinée continue de susciter des réactions au sein du tissu industriel local. Parmi les secteurs les plus concernés figure celui de l’eau conditionnée, où plusieurs responsables de petites unités de production redoutent des conséquences économiques importantes si la mesure entre en vigueur.
Abdoulaye Barry, gérant de l’entreprise Eau Diani, estime que cette décision pourrait fragiliser davantage des entreprises déjà confrontées à un environnement concurrentiel exigeant.
« Vraiment, c’est un coup dur pour nous. Surtout particulièrement pour moi », a-t-il déclaré au micro de Laguinee.info, réagissant à l’annonce de l’interdiction des plastiques à usage unique.
Selon lui, l’adaptation aux nouvelles exigences nécessiterait des investissements que de nombreuses petites structures ne sont pas en mesure de supporter dans l’immédiat. Il évoque notamment les coûts liés à l’acquisition de nouveaux équipements et à la mise aux normes des installations.
« On ne peut pas se lancer dans ça d’abord. Parce que les coûts sont excessivement élevés. Il faut avoir une machine, un espace qui répond aux normes, ainsi que plusieurs autres moyens », explique-t-il.
Le responsable indique que son entreprise est spécialisée uniquement dans la production d’eau et ne dispose pas des ressources financières suffisantes pour engager rapidement une transition vers d’autres types de conditionnement. Dans ce contexte, il craint que certaines unités de production soient contraintes de suspendre ou d’arrêter leurs activités.
Tout en exprimant ses préoccupations, Abdoulaye Barry reconnaît les enjeux environnementaux liés à la prolifération des déchets plastiques. Il souligne toutefois que les entreprises du secteur participent déjà aux efforts d’assainissement à travers les taxes et redevances qu’elles acquittent.
« Nous sommes censés contribuer à la propreté de la ville et accompagner l’État dans ce sens », affirme-t-il.
Alors que les autorités mettent en avant la nécessité de réduire l’impact environnemental des déchets plastiques, les acteurs du secteur appellent à une prise en compte des réalités économiques des petites entreprises. Pour eux, l’enjeu est de trouver un équilibre entre les objectifs de protection de l’environnement et la préservation des activités industrielles et des emplois qui en dépendent.
IAC, pour Laguinee.info





