spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Présumé détournement au centre Jean Paul II : le verdict attendu le 29 juin

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

La chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a clos, ce lundi 15 juin 2026, la phase des réquisitions et plaidoiries dans le dossier de présumés détournements de fonds au centre Jean Paul II. Le verdict a été mis en délibéré au 29 juin prochain.

Démarré au mois de mai dernier, ce dossier concerne le directeur général de l’hôpital Jean Paul II, Soriba Soumah, le fournisseur Ismaël Traoré, et Mohamed Sangaré, comptable de l’établissement, actuellement en fuite.

L’Agent judiciaire de l’État dénonce une « gestion chaotique »

Représenté par Me Pépé Antoine Lamah, l’Agent judiciaire de l’État a soutenu que les faits reprochés aux prévenus sont établis, affirmant que le centre Jean Paul II était abandonné à lui-même et sombré dans une « gestion chaotique ». Il a sollicité la condamnation solidaire des trois accusés au paiement de 3 milliards 670 millions 567 mille 215 francs guinéens au profit de l’État.

Me Lamah a également demandé la condamnation solidaire de Soriba Soumah et de Mohamed Sangaré au paiement de 745 millions 500 mille francs guinéens pour des activités qualifiées de « fictives », ainsi que 3 milliards 106 millions 734 mille francs guinéens pour des sorties de fonds jugées frauduleuses. Il a enfin exigé un milliard de francs guinéens de dommages et intérêts pour chaque prévenu, la saisie de leurs biens identifiés et l’exécution provisoire de la décision à intervenir.

Le parquet requiert 10 ans de prison contre Soriba Soumah

De son côté, le parquet spécial de la CRIEF a requis 10 ans d’emprisonnement et 50 millions de francs guinéens d’amende contre Soriba Soumah, assortis de la confiscation de ses biens. Contre Ismaël Traoré, il a requis 5 ans d’emprisonnement et 25 millions de francs guinéens d’amende.

La défense plaide l’acquittement

En réponse, la défense a rejeté l’ensemble des accusations et demandé le renvoi de ses clients des fins de la poursuite, ainsi que le rejet des demandes de la partie civile.

Invité à dire son dernier mot avant le verdict, Soriba Soumah s’est défendu : « Je suis victime de ma bonne foi. Tout ce que j’ai eu à faire, c’était pour le bon fonctionnement de notre institution. Je n’ai jamais eu l’intention de détourner un centime de l’État à mon bénéfice. Je m’en remets à la volonté de Dieu. »

Le verdict est attendu le 29 juin prochain.

Ismaël Sam, pour Laguinee.info

 

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS