Poursuivis pour délaissement d’un enfant hors d’état de se protéger, cinq parents ont comparu ce mercredi 10 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Dixinn. À l’issue des débats, trois d’entre eux ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis et à une amende, tandis que deux autres ont été renvoyés des fins de la poursuite, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
Cinq parents devant le tribunal correctionnel
Le tribunal correctionnel de Dixinn a examiné, ce mercredi 10 juin 2026, le dossier de cinq parents poursuivis pour « délaissement d’un enfant hors d’état de se protéger ».
Ces derniers ont été interpellés à la suite de l’arrestation de leurs enfants lors d’une vaste opération visant à retirer des mineurs des activités considérées comme à risque. Cette initiative avait été lancée par le procureur spécial près le Tribunal pour enfants de Conakry dans le cadre de la lutte contre la délinquance juvénile et de la protection des enfants.
Les parents invoquent leur méconnaissance de la loi
À la barre, les prévenus ont expliqué qu’ils ignoraient l’existence de dispositions légales interdisant à des enfants âgés de 16 ans de travailler ou d’assister leurs parents dans certaines activités, notamment le commerce.
Reconnaissant les faits qui leur sont reprochés tout en plaidant leur bonne foi, ils ont sollicité la clémence du tribunal.
Le parquet requiert des peines avec sursis
Lors des réquisitions, le ministère public a demandé la condamnation de chacun des prévenus à trois mois d’emprisonnement assortis de sursis ainsi qu’au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.
La défense s’est opposée à ces réquisitions. Prenant la parole, Me Sidiki Bérété a estimé que ces parents ne devraient pas être sanctionnés pénalement pour avoir cherché, selon lui, à inculquer à leurs enfants le sens du travail et de la responsabilité.
Trois condamnations et deux relaxes
Statuant sur le siège, le tribunal a finalement renvoyé Etienne et Ibrahima Sory Camara des fins de la poursuite.
Les trois autres prévenus ont, en revanche, été reconnus coupables et condamnés à trois mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens chacun.
Cette décision judiciaire s’inscrit dans la dynamique des autorités visant à renforcer la protection des mineurs et à encadrer davantage les activités susceptibles d’exposer les enfants à des risques sociaux ou à la délinquance.
Ismaël Sam, pour Laguinee.info





