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Insalubrité à Conakry : 33 personnes interpellées en moins de 24 heures, condamnées aux travaux d’intérêt public

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La brigade spéciale de lutte contre l’insalubrité de Conakry intensifie ses opérations contre les auteurs de dépôts sauvages d’ordures sur la voie publique. En moins de 24 heures, 33 personnes ont été interpellées dans plusieurs communes de la capitale, dont quelques ressortissants sierra-léonais, et déployées sur des chantiers d’assainissement pour 72 heures de travaux d’intérêt public.

Jeter ses ordures dans la rue à Conakry coûte désormais 72 heures de travaux d’intérêt public dans les marchés et sur les grands axes de la capitale.

Une opération en deux temps sur 24 heures

Les interpellations se sont déroulées en deux vagues. Une première série d’arrestations a eu lieu jeudi au marché de Madina. Dans la nuit, un second groupe a été appréhendé, portant le total à 33 personnes. Ce vendredi, de nouvelles interpellations ont eu lieu à Matam, complétant le bilan.

Le colonel Aboubacar Sylla, commandant chargé des opérations de la brigade d’insalubrité, a décrit la situation sans détour : « Nous sommes face à une situation très déplorable. Nous avons interpellé certains de nos frères guinéens et d’autres Sierra-Léonais en flagrant délit de dépôt sauvage d’ordures sur la voie publique. Hier jeudi, c’était une dizaine de personnes et dans la nuit, un autre groupe a été interpellé, ce qui porte le total à 33», rapporte lerevelateur224.com.

Les contrevenants, pour la plupart des jeunes d’une vingtaine d’années, ont été conduits au commissariat central pour identification.

Travaux d’intérêt public plutôt que maltraitance

Après leur identification, les interpellés ont reçu un repas avant d’être équipés et déployés sur plusieurs sites de la capitale pour des travaux d’assainissement. Les opérations portent notamment sur les grands axes routiers et les marchés de Conakry, dont celui d’Enco 5.

Le colonel Sylla a tenu à préciser la philosophie de la mesure : « On ne va pas les maltraiter, non. Ils seront soumis à des travaux d’intérêt public. Ils participeront à l’assainissement des grands axes de la capitale et des marchés. » Une durée de 72 heures a été fixée, à la fois pédagogique et dissuasive selon les autorités.

Une adhésion spontanée des commerçants

L’opération a visiblement trouvé un écho favorable auprès des habitants. Au marché Anco 5, plusieurs commerçants ont spontanément rejoint les équipes mobilisées pour les travaux de nettoyage, contribuant de leur propre initiative à l’effort collectif d’assainissement.

Un cadre légal clairement établi

Sur le plan juridique, le capitaine Ansoumane Camara, commandant chargé des questions judiciaires au sein de la brigade, a rappelé que ces infractions sont prévues et sanctionnées par l’article 269 du Code pénal relatif aux contraventions portant atteinte à la salubrité publique. Les contrevenants ne sont donc pas simplement interpellés administrativement, ils répondent d’une infraction pénale caractérisée.

La brigade spéciale d’insalubrité envoie un message clair à Conakry : les rues ne sont plus une poubelle tolérée. Reste à savoir si la répétition de ces opérations finira par transformer durablement les comportements ou si la pression retombera dès que les caméras et les uniformes disparaîtront.

 

Laguinee.info

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