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Conakry: Dr Faya Lansana Millimouno dénonce le “paradoxe guinéen” entre richesses et pauvreté lors d’une conférence de presse

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À la veille des élections législatives et communales du 31 mai 2026, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Lansana Millimouno, a tenu une conférence de presse au siège de son parti à Conakry. Une intervention marquée par une charge politique sur les inégalités socio-économiques et la gestion des ressources nationales.

Une Guinée debout… mais abandonnée”

Dès l’ouverture de son propos, le leader politique a choisi le registre du récit pour interpeller l’auditoire. Évoquant une scène vécue sur le terrain, il a raconté :

« Une femme s’est avancée avec son enfant dans les bras. L’enfant était malade… Elle m’a dit : “ici, nous vivons comme si la Guinée n’existait pas.” »

Et de conclure sur cette image :

« Une Guinée debout… mais abandonnée. Une Guinée riche… mais humiliée et pillée. »

Une entrée en matière qui installe le ton du discours : celui d’un pays présenté comme riche en ressources, mais marqué par une pauvreté persistante.

Le “paradoxe guinéen” au centre de l’argumentaire

Dr Millimouno a ensuite développé ce qu’il appelle le “paradoxe guinéen” :

« Nous dormons sur l’or, le diamant, la bauxite, le fer, l’uranium… Et pourtant, nos enfants meurent encore d’une diarrhée. »

Dans la foulée, il décrit une série de manques dans les services sociaux de base : hôpitaux, écoles, infrastructures, accès à l’eau et à l’électricité. Une réalité qu’il oppose frontalement au potentiel économique du pays.

« Ce n’est pas un manque de moyens. C’est un échec politique et une crise morale », a-t-il martelé.

Des infrastructures sociales en décalage avec le potentiel économique

Le discours insiste sur les difficultés quotidiennes des populations :

« Nos femmes accouchent sur une natte dans des cases sans électricité. Nos enfants étudient encore en ce 21e siècle dans des paillotes. »

Des propos qui visent à illustrer, selon lui, l’écart entre les richesses nationales et leur impact réel sur les conditions de vie.

Dans le même registre, il évoque la situation de la jeunesse :

« Nos jeunes diplômés meurent dans la Méditerranée, s’exilent ou désespèrent faute d’opportunités. »

Une critique de la gouvernance des ressources

Au-delà du constat social, le président du Bloc Libéral a posé la question de la gestion des richesses nationales, estimant que leur exploitation ne bénéficie pas suffisamment à la population.

Il a dénoncé un système où, selon lui, les priorités sont ailleurs :

« On détourne des milliards, on récompense les insulteurs publics, on nomme ceux qui chantent et vénèrent le chef, pendant ce temps on pille les richesses du pays. »

Une jeunesse entre espoir et exil

Le leader politique a également insisté sur la situation des jeunes, confrontés au chômage et à l’exil :

« Nos jeunes diplômés meurent dans la Méditerranée, s’exilent ou désespèrent faute d’opportunités. »

Un passage qui illustre, selon lui, l’absence de perspectives économiques dans un pays pourtant riche en ressources naturelles.

Un débat relancé sur la redistribution des richesses

En toile de fond, cette conférence de presse relance le débat sur la redistribution des richesses en Guinée. Entre potentiel minier important et conditions de vie difficiles, le discours de Dr Faya Lansana Millimouno s’inscrit dans une critique plus large de la gouvernance économique et sociale du pays, à quelques jours d’un scrutin décisif.

 

Laguinee.info

 

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