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Burkina Faso : fermeture de la grande mosquée sunnite de Ouagadougou pour « risques de troubles à l’ordre public »

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Les autorités de transition du Burkina Faso, dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré, ont ordonné la fermeture jusqu’à nouvel ordre de la grande mosquée du Mouvement sunnite de Ouagadougou. La décision a été officialisée par un arrêté signé par le gouverneur de la capitale, Abdoulaye Bassinga.

Selon le document administratif, la mesure est justifiée par des « risques de troubles à l’ordre public ». La fermeture concerne le site situé dans la Zone d’activités commerciales et administratives (ZACA), précisément sur les parcelles 02 et 03 lot 11, section 019 (AW).

Une décision dans un contexte de tensions

Cette fermeture intervient quelques jours après l’interpellation de l’imam Mohamed Ishaq Kindo, qui avait critiqué un projet de loi encadrant les pratiques religieuses. Son arrestation a suscité des réactions au sein de ses partisans, qui sont descendus dans la rue pour exiger sa libération. Les forces de l’ordre ont dispersé ces manifestations à coups de gaz lacrymogène.

Un lieu de culte déjà marqué par des fermetures répétées

La grande mosquée sunnite de Ouagadougou n’en est pas à sa première suspension d’activités. Dans les années 1990, elle avait déjà été fermée à deux reprises dans un contexte de crise interne ayant dégénéré en affrontements. Une troisième fermeture est intervenue au début des années 2000, avant sa réouverture en octobre 2006.

Un climat social et religieux sous surveillance

Dans un contexte de transition politique, les autorités burkinabè multiplient les mesures de sécurité visant à prévenir les tensions sociales et religieuses. Cette nouvelle fermeture relance le débat sur la gestion des lieux de culte et la régulation des activités religieuses dans le pays.

 

Laguinee.info

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