Contre toute attente dans le paysage médiatique guinéen, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé la levée de l’interdiction d’exercer frappant le journaliste Lamine Guirassy. Une décision formalisée par la décision n°021/HAC/P/26, rendue publique depuis le Palais du 25 août, à la Cité des Nations.
La mesure marque un tournant notable dans un dossier qui, depuis près d’un an, alimentait débats et réactions dans les milieux de la presse et de l’opinion publique.
Une sanction lourde remontant à juin 2025
Pour rappel, le 11 juin 2025, la HAC avait prononcé une interdiction d’exercer « jusqu’à nouvel ordre » à l’encontre de Lamine Guirassy. La décision faisait suite à la diffusion d’une fausse alerte sismique sur les réseaux sociaux, un épisode ayant provoqué une vive psychose au sein de la population.
Cette sanction avait été prise dans un contexte de forte sensibilité autour de la circulation de l’information en ligne et du respect des règles de diffusion journalistique.
Un revirement motivé par l’apaisement
Dans son communiqué, la Haute Autorité de la Communication justifie désormais cette levée par une volonté affichée d’apaisement du climat médiatique et de promotion de la liberté d’expression.
L’institution souligne également avoir pris acte des regrets exprimés par le journaliste, ainsi que de son engagement à respecter, à l’avenir, les règles d’éthique et de déontologie qui encadrent la profession en République de Guinée.
Retour immédiat à l’activité professionnelle
La décision est sans ambiguïté : l’interdiction est levée à compter de la date de signature du texte. Lamine Guirassy est désormais autorisé à reprendre l’ensemble de ses activités sur tous les supports médiatiques, selon les termes de l’article 2 de la décision.
L’acte sera enregistré et publié au Journal officiel de la République, conformément aux procédures administratives en vigueur.
Un signal dans la régulation des médias
Au-delà du cas individuel, cette décision relance le débat sur l’équilibre entre régulation des contenus numériques, responsabilité journalistique et liberté d’expression en Guinée. Elle intervient dans un contexte où les autorités de régulation cherchent à renforcer à la fois la discipline professionnelle et l’apaisement du climat médiatique.
Pour certains observateurs, ce revirement illustre une approche plus conciliante de la régulation. Pour d’autres, il rappelle surtout la sensibilité croissante des autorités face aux dérives informationnelles sur les réseaux sociaux.
Le dossier Lamine Guirassy, désormais clos sur le plan administratif, pourrait toutefois continuer à nourrir les discussions dans les milieux médiatiques.
Laguinee.info





