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Affaire Mohamed Diané : la fille de l’ancien ministre appelée à comparaître devant la CRIEF

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Le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané, s’est poursuivi ce jeudi 7 mai 2026 devant la Chambre des appels de la CRIEF. Au cours de l’audience, la Cour a ordonné plusieurs mesures complémentaires, dont la comparution de plusieurs personnalités et celle de M’Mawa Diané, fille de l’ancien dignitaire du régime Alpha Condé.

Nouveau rebondissement dans le dossier Mohamed Diané devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Poursuivi par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, pour des faits présumés de « détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux », l’ancien ministre de la Défense sous Alpha Condé a, une nouvelle fois, rejeté les accusations portées contre lui devant la Chambre des appels présidée par le juge Daye Mara.

Au cours des débats, la juridiction a pris plusieurs décisions à la suite d’une requête formulée par le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, au nom de « la manifestation de la vérité ».

Parmi les mesures ordonnées, la Cour a demandé à l’administration parlementaire de transmettre, au plus tard le 18 mai 2026, la situation financière de Dr Mohamed Diané. Elle a également exigé la comparution de plusieurs personnalités, notamment Louceiny Nabé, ancien gouverneur de la Banque centrale, Mohamed Lamine Traoré, ex-directeur général chargé des affaires financières de la présidence sous Alpha Condé, ainsi que M’Mawa Diané, fille de l’ancien ministre.

La juridiction a aussi ordonné la comparution de l’entrepreneur Sékou Kaké, des directeurs des services du cadastre et des conservateurs fonciers. De son côté, le service d’immatriculation a été instruit de communiquer la liste des véhicules immatriculés au nom de Dr Mohamed Diané.

Ces décisions ont suscité des réactions au sein de la défense.

Les avocats de l’ancien ministre ont notamment contesté la comparution de sa fille. Maître Almamy Samory Traoré a estimé que cette mesure n’apporterait pas d’éléments nouveaux au dossier.

« La comparution de la fille de Dr Diané va changer quoi ? Les prêts bancaires sont versés au dossier. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de vérifier l’authenticité des documents », a-t-il déclaré à l’audience.

Dans le même sens, Maître Sidiki Bérété s’est interrogé sur le statut sous lequel M’Mawa Diané devrait être entendue par la Cour.

« À quel titre va-t-elle comparaître ? Elle n’est ni auteur ni co-auteur. C’est son père qui est poursuivi. Il ne faut pas se greffer aux poursuites engagées contre son père pour l’atteindre », a soutenu l’avocat, rappelant également le droit de son client à être jugé dans un délai raisonnable.

En revanche, la défense n’a émis aucune objection concernant la comparution des responsables du cadastre et des conservateurs fonciers.

Réagissant aux arguments des avocats, le procureur spécial Alphonse Charles Wright a estimé que l’interprétation faite par la défense du délai de trois mois prévu pour juger l’affaire en appel était erronée. Il a également jugé incohérent le fait d’accepter certaines comparutions tout en rejetant celle de la fille de l’ancien ministre.

À l’issue de l’audience, l’affaire a été renvoyée au jeudi 21 mai 2026 pour l’exécution des mesures ordonnées et la poursuite des débats.

 

Laguinee.info.

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