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Fuites, marabouts et débauche : l’ex-DCI de la Présidence met tout sur la table après son limogeage

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Quand certains quittent leurs fonctions en silence, d’autres choisissent de partir avec fracas. Condé Moussa, désormais ex-directeur de la communication et de l’information de la présidence, a opté pour la seconde option. Dans une vidéo publiée sur Facebook, l’homme a décidé de raconter lui-même ce que beaucoup tentaient encore de deviner.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fait dans la demi-mesure.

Confessions sans filtre

Face caméra, l’ancien patron de la com’ présidentielle reconnaît avoir joué avec des informations sensibles comme on échange des messages anodins. Des confidences, dit-il lui-même, qui n’avaient rien à faire hors des murs de la présidence.

« En tant que directeur de la communication, je divulguais des informations confidentielles à des blogueurs. Ce n’était pas digne de ma fonction. »

Une phrase sobre. Mais qui, à elle seule, en dit long sur les coulisses.

Des fréquentations qui interrogent

Comme si cela ne suffisait pas, l’intéressé évoque aussi des relations entretenues avec des figures de l’ancien régime. Une proximité qu’il reconnaît aujourd’hui difficilement compatible avec ses responsabilités.

Puis vient cet épisode digne d’un feuilleton administratif : un appel avec un garde du corps du président, suivi d’un transfert de 500 000 francs guinéens via Orange Money. Objectif affiché : être informé sur ce qui se disait… sur lui-même.

« Je lui ai dit de m’informer s’il y avait des informations sensibles autour du président à mon sujet. »

L’échange, selon ses propres dires, n’est pas resté confidentiel. Il aurait été intercepté, ouvrant la porte à des vérifications plus poussées.

Marabouts et raccourcis

Dans cette série de révélations, un autre chapitre attire l’attention : celui des pratiques mystiques. L’ex-directeur reconnaît avoir sollicité des marabouts pour, dit-il, améliorer sa position.

« Ce sont des choses qui ne sont pas dignes, surtout liées au nom du président. »

Entre communication officielle et consultations parallèles, la frontière semble avoir été franchie sans trop d’hésitation.

Bureau…. »la débauche « !

L’homme ne s’arrête pas là. Il évoque également des comportements personnels peu compatibles avec l’image d’une institution d’État. Il reconnaît avoir reçu de jeunes femmes dans son bureau à des fins qu’il qualifie lui-même d’inappropriées.

« Je ne me retenais pas de faire de la débauche avec elles. »

Des propos qui viennent compléter un tableau déjà chargé.

Une gestion interne sous tension

À ces éléments s’ajoutent des difficultés internes. Condé Moussa admet ne pas avoir régulièrement versé les primes dues à ses collaborateurs, installant un climat de frustration au sein de la Direction de la communication et de l’information.

« Je mérite mon limogeage »

Au terme de cette sortie, l’ancien responsable ne cherche pas à se défendre. Il reconnaît les faits et en tire lui-même la conclusion.

« Quand tous ces aspects sont réunis, le chef de l’État doit taper sur la table. Je mérite ce limogeage et je l’assume. »

Parler avant que d’autres ne parlent

En prenant la parole, Condé Moussa affirme vouloir couper court aux rumeurs. Donner sa version, avant que d’autres ne s’en chargent.

« Il était important pour moi de dire la vérité. Je suis responsable de tout ce qui m’arrive. »

Une sortie rare, à la fois confession et mise à nu, qui donne un aperçu peu ordinaire des réalités derrière les portes feutrées de la communication officielle.

Dans cette affaire, chacun retiendra ce qu’il veut. Mais une chose est sûre : quand la parole se libère ainsi, c’est rarement par hasard.

Laguinee.info 

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