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Crise de liquidités en Guinée : Souleymane Souza Konaté dénonce la cacophonie au sommet de l’État

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Alors que la Guinée traverse une pénurie de liquidités qui prive chaque jour des milliers de citoyens d’accès à leur argent, Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la cellule de communication de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), monte au créneau. Dans une publication sur son compte Facebook, il pointe les contradictions flagrantes entre les discours des membres du gouvernement et de la Banque centrale.

La crise parle d’elle-même dans les files d’attente devant les guichets bancaires. Mais c’est désormais aussi au sein même de l’appareil d’État que les fissures se révèlent au grand jour. C’est du moins la lecture que fait Souleymane Souza Konaté, cadre de l’UFDG, parti récemment dissous, avec une quarantaine d’autres formations politiques, par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Quatre voix officielles, quatre discours

Dans sa publication, Konaté décortique, point par point, les sorties publiques des autorités guinéennes face à la crise.

Il s’attaque d’abord au ministre Ousmane Gaoual Diallo, qu’il accuse de nier la réalité : « Cette posture est plus qu’une maladresse : c’est un mépris frontal pour le citoyen qui, chaque matin, se heurte à des guichets vides et à l’impossibilité de disposer de son propre argent. » Pour le cadre de l’UFDG, un tel décalage « brise le premier pilier de la gouvernance : la crédibilité ».

À l’inverse, il relève la gravité du constat dressé par le gouverneur de la Banque centrale, Karamo Kaba, qui aurait révélé que 94 % de la masse monétaire échappe au circuit bancaire. Une donnée que Konaté qualifie d’« aveu systémique », incompatible selon lui avec l’optimisme affiché par d’autres membres du gouvernement.

Il s’en prend ensuite au Premier ministre Bah Oury, qu’il accuse de chercher à politiser la crise en évoquant une « spéculation orchestrée » par des adversaires. « Cette rhétorique, loin de rassurer, confirme l’absence de solutions concrètes », écrit-il, estimant que le chef du gouvernement renvoie la responsabilité à des « mains invisibles » plutôt qu’à une gestion défaillante.

Enfin, Konaté juge insuffisants les efforts des ministres Amara Camara et Djiba Diakité auprès du secteur privé pour lutter contre la thésaurisation. « Comment convaincre les opérateurs économiques de réinjecter leurs fonds dans un système dont les propres dirigeants ne s’accordent même pas sur l’existence de la crise ? », interroge-t-il.

«Sans confiance, aucune sortie de crise n’est possible. »

Le coordinateur de communication de l’UFDG conclut son texte par un appel direct : « Le pays a besoin de clarté, de cohérence et d’une direction. Sans confiance, aucune sortie de crise n’est possible. »

 

Laguinee.info 

*Laguinee.info*

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