Le procès de Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption et blanchiment de capitaux, n’a pas pu se tenir ce lundi 23 mars 2026 devant la CRIEF. L’absence des avocats de la défense a contraint le tribunal à reporter l’audience d’une semaine.
Une comparution éclair, et puis plus rien. Ce lundi matin, Mohamed Lamine Bangoura a bien fait son entrée dans la salle d’audience de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), délocalisée à la Cour des comptes. Mais l’ancien président de la Cour constitutionnelle n’y est pas resté longtemps.
Renvoi pour absence des avocats
Le juge Yacouba Conté a prononcé le renvoi de l’affaire au lundi 30 mars 2026. Deux raisons ont été avancées : l’absence des avocats du prévenu à l’audience, et la non-comparution des autres accusés impliqués dans le dossier. Un reporter de Laguinee.info, présent sur place, a pu constater les faits.
Vingt milliards à justifier
Les ennuis judiciaires de l’ancien haut magistrat ne faiblissent pas. Depuis le mois de février, Mohamed Lamine Bangoura est entendu par les juges de la CRIEF sur l’utilisation de 20 milliards de francs guinéens. Il est poursuivi pour présumé détournement de deniers publics, corruption et blanchiment de capitaux, des chefs d’accusation portés par l’agent judiciaire de l’État.
En attendant la prochaine audience, l’ancien président de la Cour constitutionnelle demeure incarcéré.
Le 30 mars prochain sera-t-il enfin le jour des débats au fond ? Réponse dans une semaine, si la défense est au rendez-vous.
Ismaël Sam, pour Laguinee.info







