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Kissidougou : le préfet suspend l’intronisation du Patriarche malgré la levée de suspension du MATD

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Alors que le ministère de l’Administration du Territoire avait autorisé l’intronisation du nouveau Patriarche de Kissidougou, le préfet de la localité, Colonel Charles Kolipé Lamah, a annoncé ce 7 juillet la suspension des cérémonies. Une mesure préventive, motivée par l’absence de consensus, et prise au nom de la paix sociale.

Le dossier de l’intronisation du nouveau Patriarche de Kissidougou connaît un nouveau développement. Une semaine après la levée de la suspension par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), le préfet de la localité, Colonel Charles Kolipé Lamah, a décidé de geler à nouveau le processus, invoquant le climat encore sensible et les désaccords persistants au sein de la notabilité locale.

Dans un communiqué officiel daté du 7 juillet 2025, le préfet justifie sa décision par « le souci de la préservation de la paix et de la quiétude sociale dans la Préfecture de Kissidougou ». Il affirme avoir « constaté le manque de consensus entre les parties prenantes pour la désignation du nouveau Patriarche », condition explicitement mentionnée dans le communiqué ministériel du 24 juin 2025 (C/2025/N0011/MATD/CAB).

Une mesure locale de précaution

Le préfet rappelle que sa décision est prise « sur instruction de Monsieur le Gouverneur de la Région Administrative de Faranah » et concerne l’ensemble des cérémonies de désignation et d’intronisation, désormais « suspendues jusqu’à nouvel ordre ». Le communiqué s’adresse en particulier à la famille Faramayah, d’où est issu le futur patriarche.

Les forces de défense et de sécurité ainsi que le président de la délégation spéciale de la commune urbaine sont chargés de veiller « à l’application correcte des instructions contenues dans le présent communiqué », précise le texte.

Pas une remise en cause du ministère

Il ne s’agit pas d’une opposition à la décision du MATD, qui, de son côté, avait annoncé la levée de la suspension en soulignant un retour à la sérénité. Le ministère s’était appuyé sur des signaux positifs de la notabilité locale, parlant de « climat de compréhension mutuelle » et de « consensus ».

Mais sur le terrain, les autorités préfectorales font face à une réalité plus nuancée, marquée par des désaccords non résolus entre les protagonistes. En cela, la décision du préfet apparaît davantage comme un acte de responsabilité, visant à prévenir toute escalade ou perturbation de l’ordre public.

Un processus encore en suspens

Depuis le décès du Patriarche feu Mamadi Mansaré, la succession est devenue un sujet sensible dans la préfecture. La volonté de préserver l’équilibre communautaire et d’éviter tout affrontement guide désormais les décisions, qu’elles soient prises à Conakry ou à Kissidougou.

Si le ministère a donné son feu vert, l’application effective de cette décision reste suspendue aux conditions locales, où l’autorité préfectorale a la responsabilité directe du maintien de la paix.

Laguinee.info

 

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