Le lundi 17 mars dernier, un drame a secoué le quartier Somayah Mosquée, dans la préfecture de Coyah. Une nourrisson âgée de seulement huit jours a été enlevée par une jeune fille, provoquant une onde de choc au sein de la population. L’émotion et l’indignation généralisées ont aussitôt conduit les autorités locales à réagir avec fermeté et célérité.
Une enquête express et une découverte glaçante
Dès la déclaration de l’enlèvement, la Brigade de Recherches de Coyah s’est lancée dans une enquête intensive. Grâce à une traque méticuleuse, les enquêteurs ont pu remonter la piste des ravisseurs jusqu’à la Sierra Leone, confirmant ainsi les soupçons d’un trafic transfrontalier d’enfants.
Alertées, les forces de sécurité ont rapidement monté une opération de rapatriement, en collaboration avec les autorités sierra-léonaises. L’opération a permis non seulement de retrouver le bébé sain et sauf, mais aussi d’arrêter plusieurs personnes impliquées dans ce rapt. Parmi elles figurent la principale auteure de l’enlèvement et un complice ayant facilité la sortie clandestine du nourrisson hors des frontières guinéennes.
Présentation des présumés coupables à la presse
Ce vendredi matin, la Brigade de Recherches de Coyah a procédé à la présentation officielle des présumés coupables devant les médias. Menottés et encadrés par des gendarmes, les mis en cause ont été brièvement interrogés en présence des journalistes. Selon les autorités, ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés.
La scène s’est déroulée au siège de la gendarmerie de Coyah, sous les regards mêlés de colère et de soulagement des parents de l’enfant, des responsables administratifs locaux et d’un parterre de journalistes. Un officier de la brigade a tenu à saluer la coopération efficace entre la Guinée et la Sierra Leone dans la résolution de cette affaire qualifiée de « complexe et sensible ».
Des poursuites judiciaires en cours
Après leur présentation, les prévenus ont été déférés devant le Tribunal de Première Instance de Coyah. Ils devront répondre des charges d’enlèvement d’enfant et de trafic transfrontalier, des infractions sévèrement punies par le Code pénal guinéen.
Une fin heureuse pour l’enfant et ses parents
L’élément le plus réconfortant dans cette affaire reste sans doute le retour sain et sauf du nourrisson auprès de ses parents. C’est sous les applaudissements nourris des proches et des voisins que la fillette a été remise à sa famille, mettant fin à plusieurs jours d’angoisse.
Ce dénouement heureux ne masque toutefois pas la gravité de l’affaire, qui interpelle sur la sécurité des enfants en bas âge et la nécessité de renforcer les mécanismes de vigilance au sein des communautés.
Laguinee.info





