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Fonction publique : le gouvernement durcit le ton sur l’usage des véhicules administratifs

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Le ministre du Travail et de la Fonction Publique, Faya François Bourouno, a adressé une lettre circulaire à l’ensemble des agents de l’État pour rappeler les règles d’utilisation des véhicules administratifs. Ce rappel, qui intervient sur instruction du Premier ministre, vise à mettre fin aux abus constatés dans l’usage des biens de l’État à des fins personnelles.

Une utilisation strictement professionnelle

Selon les termes de la lettre circulaire No_/MTFP/SG/2025, les véhicules administratifs sont exclusivement réservés à un usage professionnel. Ils doivent servir uniquement dans le cadre des missions et des besoins de service. L’utilisation à des fins personnelles, ou en dehors du cadre strictement professionnel, est donc formellement interdite.

Le texte précise que ces véhicules ne peuvent circuler que pendant les jours et heures de travail fixés par le décret D/2022/0534/PRG/CNRD/SGG du 8 novembre 2022. Toute utilisation en dehors de ces horaires — les soirs, les week-ends ou les jours fériés — est conditionnée à une autorisation spéciale émanant de l’autorité de tutelle.

Une responsabilité partagée à plusieurs niveaux

Le respect de cette réglementation ne repose pas uniquement sur les agents utilisateurs. Plusieurs niveaux de responsabilité sont engagés dans l’application de ces mesures. La circulaire charge expressément les chefs des départements ministériels, les gouverneurs de région, les préfets, les chefs de services, les inspecteurs de l’administration publique ainsi que les responsables des ressources humaines de veiller au respect strict de cette directive.

En outre, la lettre indique que les forces de sécurité — notamment la police et la gendarmerie nationales — sont appelées à contrôler sur le terrain la bonne application de ces dispositions, sur toute l’étendue du territoire national.

Un rappel dans un contexte de réforme

Cette initiative s’inscrit dans un vaste chantier de réforme de la fonction publique en Guinée, qui vise à renforcer la discipline, l’éthique et la transparence dans la gestion des biens publics. Elle intervient dans un contexte où les véhicules de service sont régulièrement pointés du doigt pour leur usage détourné à des fins personnelles : courses familiales, sorties privées, ou encore déplacements interurbains durant les week-ends.

Pour le ministre Bourouno, ce rappel est un appel à l’engagement citoyen de chaque agent de l’État. « Je sais compter sur l’esprit civique et l’engagement de l’ensemble des agents de l’État au respect des dispositions de la présente lettre-circulaire », écrit-il.

Des sanctions sévères en cas de falsification

La lettre se veut également dissuasive. Elle rappelle que toute tentative de falsification ou de contrefaçon de documents relatifs à cette réglementation peut exposer les contrevenants à de lourdes sanctions pénales. Conformément à l’article 613 du Code pénal guinéen, les auteurs de tels actes risquent de 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende allant de 50 à 150 millions de francs guinéens.

Laguinee.info

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