spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Guinée : Me Traoré dépeint une Constitution docile pour un homme providentiel

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Dans un post Facebook mordant, l’avocat Me Mohamed Traoré a pris pour cible l’absurde dévotion qui gangrène la politique guinéenne. S’appuyant sur une citation de Kamala Harris – « Dans ce pays, on ne se doit pas d’être loyal à un homme ou à un parti. C’est à la Constitution qu’on doit être loyal »

Me Traoré renverse cette formule avec une ironie tranchante : « Au Gondwana, c’est la Constitution qui doit être loyale à un homme, même pas à un parti, mais à un homme ».

Avec des mots simples mais acérés, il expose la réalité : chez nous, on ne demande pas aux citoyens de s’engager pour leur pays ou ses lois. Non. Dans cette version guinéenne de la politique, « l’homme providentiel passe avant le pays et la Constitution ». Et quand cet homme parle, la Constitution doit se taire, plier, se faire petite. La loi ? Elle n’est plus qu’un jouet dans les mains de ce leader intouchable. « Pour ce qui est des citoyens, on n’en parle pas », ironise l’avocat. Pourquoi ? Parce que dans cette farce nationale, le peuple est trop occupé à s’agenouiller devant le chef suprême.

Dans ce Gondwana imaginaire qu’il décrit, « ils croient à un homme auquel ils ne se contentent pas d’être loyaux. Ils le déifient ». Et tout le reste peut bien disparaître. Un homme au-dessus de la Constitution, une population rédite au rôle de fan club : Me Traoré dresse le portrait impitoyable d’une nation où la loyauté n’est plus un engagement citoyen mais une vénération aveugle, prête à tout sacrifier – même l’essentiel.

Boundèbengouno, pour Laguinee.info 

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS