L’ex-Secrétaire général du FNDT tacle son ancien mouvement et exige une refondation radicale pour sauver les acquis. L’ancien Secrétaire général du Front National pour la Défense de la Transition (FNDT), Mohamed Lamine Soumah, vient de se faire exclure du mouvement, et visiblement, il n’a pas perdu de temps pour régler ses comptes. Dans une sortie qui fait grincer des dents, Soumah affirme que le FNDT n’est plus que l’ombre de lui-même, bien trop déconnecté du vrai besoin du pays.
Le FNDT : Un dinosaure politique dépassé
M.Soumah ne passe pas par quatre chemins. « Vous savez, le FNDT, le FNDC, comme d’autres mouvements, sont des mouvements de masse. Mais aujourd’hui, nous constatons que le FNDT n’est plus adapté au contexte actuel », a-t-il lâché, comme une gifle à ses anciens camarades. Ce qu’il veut dire, c’est que le FNDT a pris un sérieux coup de vieux. Une fois symbole de résistance, aujourd’hui, c’est devenu une relique qui ne sert plus à grand-chose. Un peu comme une vieille paire de baskets : elles ont fait leur temps, mais on ne peut plus les porter sans risquer de se faire mal.
FNDT ou FNDR ? Soumah a tranché !
Mais Soumah n’a pas seulement pointé du doigt les défaillances du FNDT. Non, il a aussi une solution à proposer. Et ce n’est pas un petit réajustement. « Nous souhaitons que le FNDT devienne le FNDR (Front National pour la Défense de la Refondation), car pour nous, la transition a atteint son terme et a laissé de nombreux acquis que nous avons défendus. Il faut garantir ces acquis », a-t-il balancé. Traduction : le FNDT doit se refonder ou se faire hara-kiri. Un appel à la modernisation, à l’adaptation à la nouvelle ère. En clair, il est temps de tourner la page et d’arrêter de vivre dans le passé.
La refondation, pas les élections, pour sauver le pays
Et là, Soumah passe en mode défenseur des acquis. Selon lui, ce n’est pas le moment de courir vers les urnes. Pas du tout. « Nous estimons qu’il est nécessaire de passer de la transition à la refondation, afin que les progrès réalisés soient consolidés dans les années à venir. Ce dont nous parlons, ce n’est pas d’élections, mais de refondation ! », a-t-il martelé. Ici, Soumah tape du poing sur la table : les élections ne régleront rien. Ce qu’il faut, c’est garantir que tout le travail de la transition ne soit pas foutu en l’air pour un bout de pouvoir. La refondation, selon lui, c’est un processus qui doit durer 10 à 15 ans. Autant dire que la route sera longue et qu’il n’est pas question de revenir en arrière.
Le FNDT, c’est l’histoire ancienne
Alors, qu’est-ce qu’on retient de tout ça ? Mohamed Lamine Soumah nous dit clairement que le FNDT, tel qu’il est, n’a plus sa place. Il faut tout repenser, repartir sur de nouvelles bases avec un objectif clair : préserver les acquis de la transition. Si certains ont encore des illusions sur le mouvement, Soumah, lui, ne croit plus à sa résurrection. Ce qui reste à savoir, c’est si le FNDT sera prêt à accepter cette refondation ou s’il va se laisser couler avec son passé.
Ibrahima Alhassane Camara, pour Laguinee.info





