À l’occasion des trois ans du régime du CNRD, Ibrahima Diallo, responsable des opérations du FNDC, a sévèrement critiqué la junte lors de son intervention sur France 24. Il accuse le Général Mamadi Doumbouya de répression accrue et de confiscation progressive du pouvoir, dénonçant un non-respect flagrant des engagements pris après le coup d’État de septembre 2021.
Lors de son passage sur ce média international, Ibrahima Diallo a vivement condamné la transition guinéenne, qualifiant la situation actuelle de « regard de déception ». Il a accusé la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya de ne pas respecter les promesses faites après le renversement du président Alpha Condé le 5 septembre 2021. Selon lui, « nous avons espéré que la junte… garantirait un retour à l’ordre constitutionnel rapide et la garantie des libertés des droits de l’homme » . Mais aujourd’hui, « la junte a fêté la prise du pouvoir dans un contexte de terreur et de reniement systématique des engagements pris lors de la prise du pouvoir » . Diallo a pointé du doigt l’absence de constitution, de liste électorale et d’élections, affirmant que « la junte est en train d’aller vers la confiscation du pouvoir ».
M. Diallo n’a pas épargné la répression croissante sous le régime actuel, dénonçant l’instrumentalisation de la justice et la fermeture des médias privés. Il a indiqué que « les principaux médias sont bâillonnés dont a retiré les licences » , et a condamné les enlèvements de deux militants du FNDC par la junte. Il a dénoncé «le rétrécissement de l’espace civique et de l’instrumentalisation de la justice », ainsi que les violences infligées aux Guinéens pendant les manifestations, affirmant que « nos deux camarades ont été enlevés par la junte au pouvoir ».
L’intervention d’Ibrahima Diallo souligne la détérioration des conditions politiques en Guinée sous le régime du CNRD. Alors que la junte célèbre ses trois ans de pouvoir, les accusations de répression et de confiscation du pouvoir posent de sérieuses questions sur l’avenir démocratique du pays et le respect des droits fondamentaux.
Boundèbengouno, pour Laguinee.info





