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Guinée : le rêve prémonitoire de Sékou Jamal Pendessa sur les dangers qui guettent le pays

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Sékou Jamal, alors  journaliste chez Gangan TV, relate un rêve saisissant qu’il a fait en 2020. À travers une allégorie frappante, il avertit sur les dangers de la censure médiatique et la surdité du pouvoir face aux avertissements.

Sékou Jamal PENDESSA, journaliste à Gangan TV, raconte un rêve qu’il a fait en 2020. Ce rêve, qu’il qualifie de « plein de sens pour les hommes dotés de sagesse », se veut une mise en garde à l’égard des gouvernants qui ignorent les alertes, notamment celles des médias indépendants. Dans ce cauchemar, Jamal se voit passager d’un véhicule en route vers Kindia, mais rapidement, la situation tourne au désastre.

 Le rêve débute sur une note tranquille. « Le départ de Conakry était bon et tout allait apparemment bien », raconte Jamal. Cependant, après une pause à Coyah pour la prière, le voyage prend une tournure inquiétante. Une tempête s’abat et la route devient sinueuse et glissante. « Notre chauffeur, robuste et grand de taille, a pris le risque d’éteindre les phares de l’engin, alors même que les freins étaient défaillants », se souvient-il. Les passagers, pris de panique, commencent à crier pour avertir le chauffeur, mais celui-ci ne réagit pas. « Il met des lunettes noires et roule à tombeau ouvert en se bouchant les oreilles avec des écouteurs assourdissants. » Le silence imposé par le conducteur, indifférent aux cris d’alerte, illustre l’insouciance du pouvoir face aux médias étouffés.

Pendant ce temps, la majorité des passagers restent silencieux, paralysés par la peur. Quelques rares voix tentent de le raisonner, mais sans succès. « Les cris de détresse de quelques rares passagers ne lui disaient absolument rien », poursuit Jamal. À ce moment-là, un camion conduit par un apprenti surgit en sens opposé. La collision paraît inévitable. « J’ai eu l’impression que le ciel s’était fendu au-dessus de nos têtes », décrit-il. 

C’est alors qu’un vieillard, jusque-là resté silencieux, prend la parole avec gravité. « Puisque tout le monde t’a parlé, tu n’as pas voulu écouter, on va tous sombrer…! C’est triste pour vous les jeunes car moi, j’ai déjà mes 82 ans. C’est largement suffisant pour le croyant que je suis », dit-il au chauffeur. Cette voix de sagesse marque profondément Jamal, qui se réveille en sursaut, conscient que son rêve a une signification plus profonde.

Pour Sékou Jamal, ce rêve est une métaphore du danger auquel est confrontée la Guinée si ses dirigeants continuent d’ignorer les avertissements des médias. « Dans la conduite d’une nation moderne, les médias indépendants représentent les phares qui éclairent le chemin », explique-t-il. Selon lui, fermer ou censurer ces médias, c’est comme éteindre les phares d’un véhicule en pleine tempête. « Heureusement pour nous que c’était un simple rêve », conclut-il avec soulagement, tout en avertissant : « Il est encore possible de rectifier le tir avant d’éviter une catastrophe. »

Boundèbengouno, pour Laguinee.info 

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