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Convoqué par l’Oprogem, Singleton reconnaît ses fautes: «Voulant bien faire, je suis allé en dehors de la loi…»

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Le chanteur guinéen de dancehall, Singleton, a été convoqué par l’Office de Protection des Genres et Mœurs (Oprogem) après la diffusion de sa chanson « Mista Guèmè », dans laquelle il répond aux critiques contre son soutien à la junte militaire du CNRD avec des propos injurieux. 

 Singleton, de son vrai nom Mohamed Seydou Bangoura, a fait face à une vague de critiques sur les réseaux sociaux pour son soutien affiché au CNRD, la junte militaire au pouvoir. En réponse, il a sorti une chanson intitulée « Mista Guèmè » qui contient des injures en langue sossou. Face à la controverse provoquée par le morceau, l’Oprogem a décidé d’agir en lui adressant une convocation officielle.

L’artiste a réagi rapidement sur son compte Facebook, où il a confirmé avoir reçu une convocation : « En effet, je me suis réveillé ce matin avec une convocation de l’OPROGEM pour le titre #MISTA_GUÈMÈ ». Il précise que cette chanson a été inspirée par « une longue observation sur des personnes mal intentionnées, des apatrides installées dans des pays étrangers se mettant sur internet pour insulter mon président, et cela, pendant des années ».

Bien que Singleton ait reconnu que sa réponse à ces critiques soit allée trop loin, il justifie sa réaction comme une défense de sa nation et du président Doumbouya : « En tant que citoyen et digne fils de cette nation, c’est dans ce cadre que j’ai riposté contre ces mécréants ».

Il admet toutefois que ses paroles étaient inappropriées et contraires aux valeurs culturelles guinéennes : « Voulant bien faire, je suis allé en dehors de la loi en utilisant des termes inappropriés à notre culture et nos mœurs, pour faute dont je m’en excuse. »

Malgré cette reconnaissance d’erreur, Singleton reste inflexible quant à son soutien politique : « Mon engagement reste ferme, ma conviction pour le PRÉSIDENT MAMADI DOUMBOUYA reste la même. Ma musique est au service de mon pays. »

Alors que les réactions à cette affaire continuent de se multiplier sur les réseaux sociaux, l’avenir de Singleton face aux sanctions de l’Oprogem reste incertain. Toutefois, ce cas relance le débat sur le rôle des artistes dans le discours politique guinéen, et sur les limites de la liberté d’expression. Comme l’a conclu Singleton dans sa déclaration : « Dieu est grandeur ».

Boundèbengouno, pour Laguinee.info 

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