Domaine de l’Etat: que dit Ibrahima Kourouma du littoral de Conakry?

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Depuis pratiquement deux semaines, des machines sont entrées en action dans les zones de Koloma et de Kaporo-rails, pour selon la version officielle déguerpir des occupants illégaux. La suite est connue avec des milliers de personnes qui sont désormais à la belle étoile.
Seulement voilà, dans cette opération, c’est l’arbre qui cache la forêt, puisque une réalité qui est le centre directionnel de Koloma, qui disons le appartient à l’Etat en cache une autre réalité et pour cause. Sous le régime Alpha Condé, l’occupation du littoral, le remblaie des bordures de l’océan à Conakry et les préfectures environnantes a pris une vitesse de croisière.Partout, les belles plages de Conakry sont repoussées au profil des villas, immeubles et autres constructions qui sortent de l’ornière. Selon de nombreux témoignages, les caciques du régime ne lésinent pas sur des moyens pour qu’ils  trouvent un domaine en bordure de mer.
Pour s’en convaincre, suivez notre regard. De la corniche nord à partir du pont du 8 novembre, jusqu’à Dixinn Port, le domaine maritime a été pris en otage, comme si la brise marine appartenait à une catégorie de citoyen.Immeubles,  villas, duplex et autres maisons de luxe poussent comme un champion. Il en est de même que la Corniche Sud à partir du camp Alpha Yaya Diallo, jusque dans le quartier Matam dans la commune du même nom, c’est la même réalité.
Dans la commune de Matoto, c’est une autre réalité. Derrière l’aéroport International de Conakry-Gbessia en passant par les quartiers de Yimbayah, Sangoyah et Kissosso, les mangroves sont abattues, les pécheurs artisanaux chassés  et les domaines attribués aux citoyens nantis.Partout, ce sont des chantiers.
Plus loin toujours le long du littoral vers la préfecture de Coyah, jetez un regard sur la mangrove de ce littoral, vous m’en direz les nouvelles. Pour le dire en un mot comme en mille, c’est la course effrénée dans l’occupation du littoral de la capitale, qui appartient pourtant à tous les guinéens.
A propos, des citoyens se posent des questions plutôt légitimes. Qui aura donné l’ordre de repartir ces domaines de l’Etat, qui a donné ou établi les papiers, qui a autorisé l’alimentation de ces lieux en eau et électricité?
En attendant la réponse à toutes ces questions et de biens d’autres, il faut dire que le domaine maritime est protégé par les lois de la République. Il est donc du rôle régalien de l’Etat de protéger ses populations et de faire respecter la loi. Il est donc du rôle  et de la responsabilité du Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, Ibrahima Kourouma de prendre des dispositions urgentes pour faire arrêter les travaux sur le littoral de Conakry. Cela éviterait un nouveau procès à l’Etat à l’avenir. A moins que ça ne soit du deux poids, deux mesures.
D’où l’article 35 de la constitution guinéenne que nous vous proposons: « Moi Alpha Condé, Président de la République élu conformément aux lois, je jure devant le Peuple de Guinée et sur mon honneur de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution, des lois et des décisions de justice, de défendre les Institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale. En cas de parjure que je subisse les rigueurs de la loi ».

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