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Appel à la grève à l’Université |

in Actualités/International/Société

Une intersyndicale lance un appel à une « grève totale » à l’Université de Guyane pour ce mercredi 21 mars.

« La Guyane n’a-t-elle pas besoin de tous ses diplômés ? » demandent les organisations SUD éducation, UNEF, RESF, SNES-FSU, SNESUP-FSU, LDH, STEG-UTG, VIVA, Ligue des droits de l’homme.

« Pour l’égalité des droits à l’Université », ces organisations exigent l’arrêt des « arrestations d’étudiants et de lycéens », la « libération de tous les étudiants enfermés au CRA », la « libre circulation de tous les jeunes scolarisés » ainsi que l’abandon de la « hausse exorbitante des frais d’inscription à l’Université ».

« Pour étudier dans de bonnes conditions », les revendications sont « plus de professeurs, plus de personnels administratifs, plus d’agents pour assurer la sécurité sur le campus, plus de salles informatiques avec des postes qui fonctionnent, ouverture d’un service d’impression et de reprographie, ouverture du Restaurant Universitaire le soir ».

L’intersyndicale appelle à une « grève totale » à l’Université de Guyane ce mercredi 21 mars avec une assemblée générale à 9h puis une « grande marche ».

L’intersyndicale demande aussi au Premier ministre, attendu en Guyane du 23 au 25 mars, d’entendre « les demandes des étudiants guyanais ».

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Ousmane Gaoual Diallo à Alpha Condé : ‘’En 2020, tu quitteras le pouvoir ou on te chassera’’

in Actualités/Politique

Samedi dernier à Paris, le député Ousmane n’est pas passé par quatre chemins pour dire le fond de sa pensée sur l’opération de déguerpissement à Kaporo-rails. Le coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG rend responsable le pouvoir d’Alpha Condé du malheur qui s’abat sur les habitants de ce quartier.

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Mois de la femme : l’APAC-Guinée offre 700 livres aux points de lecture de Conakry

in Actualités/Société

Une cérémonie de remise de 700 livres aux points de lecture de Conakry a eu lieu avant-hier samedi, 16 mars 2019, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. Cette initiative de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée), a regroupé plusieurs membres de l’ONG, de nombreux lecteurs et d’autres invités de marque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. La toute première étape de cette remise fut la remise de 200 livres au Centre International de Recherche et de Développement (CIRD), le 8 mars dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes. Selon la présidente de l’APAC, Asmaou Barry, cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de la femme, consiste à fournir des documents aux différents points de lecture de la capitale guinéenne. « L’Association des Professionnelles Africaines de la Commutation est en train de donner des livres à des structures pour lesquelles c’est intéressant de donner des documents. L’autre fois, c’était au…

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Audiences criminelles à Kankan : le Procureur satisfait des jugements rendus

in Actualités

Les audiences criminelles, démarrées le 12 février dernier, tendent vers la fin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Sur les sept (7) dossiers criminels inscrits au rôle, cinq (5) ont déjà connu leur épilogue. Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan se réjoui de la façon dont les choses se passent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture. Sur les sept (7) dossiers criminels programmés à Kankan, cinq (5) ont déjà connu leur verdict avec des peines de prison d’un an à la perpétuité infligées aux nombreux accusés. Selon Aly Touré. « Les audiences criminelles que nous avons débuté le 12 février, nous sommes presqu’à la fin, parce que sur un rôle de sept dossiers, on a déjà bouclé cinq, qui ont connu des condamnations. Il reste deux qui sont mis en délibéré. Sur les sept dossiers, il y’a deux cas d’assassinats, deux cas de viol, un cas d’enlèvement d’enfant, un cas de coups et blessures volontaires sans intention de la…

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Kankan : La manifestation de soutient des femmes favorables au 3ème mandat boycottée ? 

in Actualités/Politique

 

Une manifestation de soutien des femmes favorables à un éventuel troisième mandat du chef de l’Etat s’est tenue ce samedi 16 mars 2019, dans l’enceinte de la maison des jeunes de Kankan, en présence des autorités locales. Mais elle a été boycottée par un groupe de jeunes opposés à ce projet.

Ces
femmes issues des différentes sections du RPG ainsi des groupements féminins de
la place, se sont réunies sous la coordination de la nouvelle inspectrice
régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Mme
Aminata Bérété.

L’objectif
était pour elles, de se regrouper, ensuite marcher à travers la ville pour signifier
leur adhésion totale à cet hypothétique projet de troisième Mandat du président
de la république.

Finalement
les choses ne se sont pas déroulées comme elles avaient souhaité. Parce qu’un
groupe de jeunes issus du parti PEDN, sans être invité s’est incrusté dans la
danse, nous a appris plusieurs sources anonymes proches du parti présidentiel à
Kankan.

D’après ces mêmes sources, ces jeunes au nombre de sept, brandissaient une pancarte et scandaient « non au troisième mandat ». C’est ainsi que les autorités auraient donné l’ordre de les arrêter. Six se seraient enfuis tandis qu’un fut arrêté.

Mais en définitif, le moins qu’on puisse dire, c’est que  cet incident aura suffit pour boycotter la manifestation de ces femmes favorables au troisième mandat Alpha Condé à Kankan.

Cheick Berthé correspondant www.kababachir.com à Kankan

Violences à Paris: mis au défi, l’exécutif prépare sa riposte

in Actualités/International/Politique
Quelle sera la réponse de l’exécutif après la flambée de violences qui a eu lieu samedi lors de la manifestation des gilets jaunes à Paris? Le Président veut frapper fort et des propositions vont être faites par Édouard Philippe dans la matinée à Emmanuel Macron.

Vers des manifs contre Alpha Condé : Cellou félicite l’armée algérienne et demande à nos militaires de s’en inspirer

in Actualités/Politique

Comme annoncé précédemment, l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue hier, samedi 16 Mars 2019, au siège du parti, à la minière. Au cours de cette rencontre politique, présidée par Cellou Dalein Diallo, le leader dudit parti et chef de file de l’opposition guinéenne, il a été question du déguerpissement en cours à Kaporo-rails et Kipé 2, les velléités de révision de la constitution en vue de permettre à l’actuel président guinéen, le Pr. Alpha Condé, de briguer un troisième mandat… Concernant ce dernier point, le principal adversaire du régime guinéen a appelé ses militants à la mobilisation pour barrer la route à Alpha Condé, à qui on prête « l’intention de s’octroyer une présidence à vie », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

C’est un Cellou Dalein Diallo visiblement très content (de la forte mobilisation de ses militants) qui est arrivé au siège de son parti à la minière. Il a été accueilli par un tonnerre d’applaudissements sous lequel il s’est d’ailleurs permis d’esquisser quelques pas de danse. Arborant un large sourire, le leader de la principale formation politique d’opposition en Guinée est allé serrer la main de quelques militants enthousiasmés, qui le dévoraient d’un regard doux et aimable.

Prenant la parole, Cellou Dalein Diallo a tout d’abord rendu hommage au peuple algérien qui, soutient-il, est en train de se battre dans la sérénité, dans le calme, mais massivement et fermement pour l’alternance démocratique.

« J’en profite aussi pour féliciter les forces de défense et de sécurité de l’Algérie. Ces forces se sont effacées ou lorsqu’elles interviennent, c’est pour encadrer et sécuriser les manifestants. J’espère et je souhaite que ce comportement républicain inspire les forces de défense et de sécurité de notre pays. Surtout lorsque bientôt le peuple de Guinée, comme un seul homme, se lèvera pour dire non à la modification de la constitution. Notamment dans ses dispositions qui stipulent : nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non », a ajouté le leader de l’UFDG.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, c’est sur cette constitution que le président Alpha Condé a prêté serment, « en jurant de la respecter et de la faire respecter ». Mais, poursuit Cellou Dalein Diallo, « aujourd’hui, assoiffé de pouvoir, voulant une présidence à vie, Alpha Condé veut renoncer à ce serment et violer la constitution ».

A en croire le leader de l’UFDG, ce « projet inconstitutionnel » ne préoccupe nullement son parti. « Ça (la révision de la constitution) ne préoccupe pas l’UFDG parce que les guinéens, je le sens, ne veulent pas l’accepter. Et, à cet égard, dans ce combat, je sais que vous (les militants et sympathisants de l’UFDG) ne serez pas seuls. Parce que je sais déjà votre degré d’engagement pour refuser cette présidence à vie », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Par ailleurs, le chef de file de l’opposition a appelé ses militants à la mobilisation pour continuer la lutte. « Une lutte noble et qui coûte énormément » à son parti.

« C’est un combat noble qu’on est en train de mener. C’est vrai, ça nous coûte énormément. 103 de nos camarades ont été éliminés, abattus à bout portant. Ils n’ont pas eu droit à la justice. Parce que la justice est inféodée… Personne n’ose. Monsieur Alpha Condé est là avec son décret. Tout juge qui contrevient à la règle non écrite de défendre le RPG est révoqué », a déclaré Cellou Dalein Diallo, qui estime que le problème du président Alpha Condé réside dans le fait que la loi ne l’intéresse pas.

« C’est le président de la République qui a juré sur la constitution, de respecter et de faire respecter la loi. Faute de quoi, lui-même il demande qu’il connaisse la rigueur de la loi. Impossible, parce qu’il a refusé de mettre en place la haute cour de justice qui est la seule compétente pour le juger, pour constater le parjure et le condamner de parjure… Les législatives n’ont pas eu lieu parce que le gouvernement n’a pas voulu que les élections se passent dans les délais… Et, aujourd’hui, je suis désolé, je vous dis qu’on a aucune visibilité sur l’organisation des élections législatives. On a dit qu’il fallait mettre en place la CENI (commission électorale nationale indépendante), dans la précipitation, pour qu’elle s’attèle à l’organisation des élections législatives. Depuis lors, Alpha n’a donné aucun sou à la CENI. Même les primes des commissaires, ils ont des difficultés à payer… Et, aujourd’hui, on lui prête l’intention de s’octroyer une présidence à vie. Certains disent non, il va modifier la constitution et remettre le compteur à zéro. Ça ne marche pas. C’est trop facile » a averti Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

14èm conclave confédération industrie indienne-Exim Bank sur le partenariat Inde Afrique : discours du PM guinéen

in Actualités/Economie

Monsieur le Vice-Président du Ghana,

Monsieur le Vice-Président du Lesotho,

Monsieur le Ministre du Commerce de l’Inde,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur les Directeurs d’Exim Bank of India et de la Confédération de l’industrie indienne,

Mesdames et messieurs les représentants d’entités étatiques,

Mesdames et messieurs les représentants d’entreprises,

Distingués invités,

Chers participants,

Il me plait tout d’abord de remercier les organisateurs de cet événement d’une grande importance pour les relations économiques entre l’Inde et l’Afrique, la Confédération de l’industrie indienne (CII) et Exim Bank of India, qui, depuis des années, œuvrent sans relâche au renforcement des liens économiques entre le sous-continent indien et le continent africain.

Je voudrais transmettre aux plus hautes autorités indiennes les plus sincères salutations et remerciements du Président de la République de la Guinée, le Président Alpha CONDE. Il m’a chargé de porter à la connaissance du Président de la République indienne, Son Excellence M. KOVIND, et au Premier ministre, Son Excellence M. MODI, qu’il se réjouit personnellement de la place privilégiée accordée actuellement à l’Afrique par le Gouvernement indien dans sa diplomatie économique, avec la perspective de l’ouverture de dix-huit (18) nouvelles ambassades en Afrique, dont la Guinée.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

L’Inde et l’Afrique partagent, nous le savons une tradition séculaire de coopération. Nos deux blocs commercent ensemble depuis très longtemps.

C’est ainsi qu’une importante diaspora indienne s’est établie dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Uganda ou encore la Tanzanie. Aujourd’hui encore, cette diaspora joue un rôle majeur dans les systèmes économiques africains.

La puissance émergente indienne, avec un taux de croissance projetée de plus de 7% pour cette année, est le troisième partenaire économique de l’Afrique, selon The Economist, avec des volumes de transactions économiques de près de 60 milliards de dollars américains, contre seulement 12 milliards en 2006. Selon les estimations, les flux entre nos deux blocs continentaux devraient atteindre les 100 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Sous le leadership du Premier ministre Narendra Modi, l’Afrique se réjouit de ce qu’on pourrait qualifier de nouvelle ère d’impulsion du partenariat indien avec le continent africain. Le Forum Inde-Afrique, le Corridor de Croissance Asie Afrique (Asia Africa Growth Corridor) ou encore l’India Technical and Economic Cooperation (ITEC) sont des témoignages éloquents de la place privilégiée réservée à l’Afrique dans la politique internationale indienne. Nous nous en réjouissons.

Il y a lieu de saluer ici le dynamisme du secteur privé indien qui, à travers les actions de la Confédération de l’industrie indienne, est parvenu à bâtir et consolider des relations économiques solides et mutuellement avantageuses avec le continent.

Nous notons qu’à ce jour, les lignes de crédits concessionnels accordées par l’Inde à l’Afrique, via EximBank of India, dépassent les 10 milliards de dollars. L’Inde apporte ainsi son appui à travers 150 projets, à 45 pays africains. Nous apprécions par ailleurs les initiatives de renforcement de capacités des institutions et des ressources humaines africaines, telles que le Pan-African e-network. Sur les cinq dernières années, plus de 25 000 africains ont pu bénéficier de bourses pour venir se former ou se perfectionner ici en Inde.

Ces efforts doivent être salués et encouragés. L’inde et l’Afrique sont aujourd’hui des pôles essentiels du dynamisme économique mondial. Le partenariat entre nos deux blocs géographiques, où vivent deux milliards et demi de consommateurs, est la pierre angulaire de l’impulsion d’une forte croissance et la construction d’un monde meilleur.

 

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Pour l’Inde, comme pour d’autres partenaires économiques, l’Afrique est à présent une terre d’opportunités économiques. Le continent a enregistré des mutations politiques positives et de nombreux « success stories », économiques. La Banque africaine de développement relève que la gouvernance économique s’est significativement améliorée sur l’ensemble du continent.

Non seulement les Africains sont mieux éduqués, mais ils sont également de moins en moins pauvres. Selon la Banque mondiale, seuls 35% des Africains vivent actuellement avec moins de 1,90 dollars par jour, contre plus de 56% au début des années 1990. Les populations africaines, jeunes et connectées, offrent aux entreprises indiennes un débouché lucratif pour leurs productions compétitives et de qualité.

Le climat des affaires s’est considérablement amélioré. L’Etat de droit et la stabilité politique enregistrent une progression fulgurante. Le Center for Systemic Peace note que la performance de l’Afrique s’est très significativement améliorée, passant de 55 à 30, dans son classement sur les risques de conflits.

Cette amélioration du climat des affaires s’inscrit dans un contexte global de dynamisme des économies africaines. Six (6) des dix (10) économies le plus performantes au monde sont aujourd’hui africaines. Pour reprendre l’expression du magazine The Economist, l’Afrique est une terre d’opportunités avec  1,2 milliard d’habitants.

Par ailleurs, les maladies qui ont, longtemps, caractérisé l’image de l’Afrique et affecté l’espérance de vie et la productivité, sont en net recul.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

La conception d’un partenariat pour un monde meilleur suppose de relever les défis qui se posent à l’Afrique. Le leadership politique africain, à travers une vision panafricaine du développement, a fixé la cap des priorités. Adopté à l’occasion du Jubilé d’Or de l’Union africaine en 2013, l’Agenda 2063, qui vise une transformation structurelle du continent africain, est l’expression même de notre volonté commune de relever les défis et de prendre notre destin en mains.

Le premier de ces défis concerne l’agriculture, dont le décollage est indispensable pour garantir la sécurité alimentaire et promouvoir une transformation économique des systèmes productifs africains.

Comme ici en Inde, la très large majorité des populations africaines vivent en milieu rural. Le secteur agricole occupe plus de 60% de la population active africaine. Mais la valeur ajoutée de l’agriculture stagne autour de 25% du Produit intérieur brut (PIB).

La dépendance du continent aux importations de produits alimentaires est forte, avec un déficit de la balance commerciale agricole d’environ 35 milliards de dollars. Selon les données de la FAO, plus de 232 millions d’africains sont encore en situation de sous-alimentation.

L’expérience indienne, avec la révolution verte, serait plus que nécessaire à repiquer en Afrique pour répondre au défi agricole, tout en optimisant le potentiel du continent. Il est utile de rappeler que 60% des terres arables non encore exploitées dans le monde, soit plus de 200 millions d’hectares, sont situées en Afrique. Les opportunités d’affaires dans l’agro-business sont estimées à 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2025.

Ici même en Asie, plus de 400 millions de personnes ont été sorties de la pauvreté en l’espace d’une décennie grâce à un investissement massif dans l’agriculture. La Banque africaine de développement estime entre 315 et 400 milliards de dollars le niveau des investissements requis sur les dix prochaines années pour pouvoir impacter significativement la vie de nos populations. Soit un niveau d’investissement annuel compris entre 32 et 40 milliards USD.

Pour nous, pouvoir publics africains, l’Inde, avec sa grande expérience dans ce domaine, est le partenaire privilégié pour faire émerger, avec l’Afrique, un monde meilleur, où la pauvreté serait considérablement réduite et l’extrême pauvreté exclue des réalités mondiales.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Un autre grand axe de partenariat concerne les infrastructures. Les besoins infrastructurels de l’Afrique portent sur une variété de secteurs économiques. Les plus importants sont l’énergie, les routes, les technologies de l’information et de la communication et la gestion des ressources en eau.

Pour les économies en développement comme pour les nations avancées la disponibilité, et la qualité des infrastructures sont fondamentales au fonctionnement de l’économie. Les besoins de l’Afrique sont estimés à environ 100 milliards de dollars, alors même que les financements actuellement mobilisés atteignent à peine la moitié de ce montant.

Les avantages comparatifs du secteur privé indien sur cette question des infrastructures sont aujourd’hui de notoriété publique. Au titre des besoins en infrastructures, la priorité des priorités reste le secteur de l’énergie. L’Afrique a le plus faible niveau d’électrification au monde, avec seulement un tiers de sa population ayant un accès régulier à l’électricité. L’Espagne, à elle seule, produit plus d’électricité que toute l’Afrique subsaharienne réunie, en excluant l’Afrique du Sud.

Les Gouvernements africains sont résolument engagés à amplifier la diversification encore timide des politiques énergétiques. La montée en puissance des énergies renouvelables, en particulier du solaire, ne peut être qu’encouragée. L’Afrique entend s’appuyer sur l’expertise robuste de l’Inde sur les énergies renouvelables, notamment dans le cadre de l’Alliance solaire internationale (ASI).

Nous souhaitons que les ruralités africaines ressemblent aux 597,464 villages indiens, qui ont depuis l’année dernière accès à un réseau électrique de proximité. Notre ambition est de voir en Afrique une émulation entre vos agglomérations rurales et le petit village de Narotoli, dans l’Etat indien du Jharkhand, où l’installation de « mini-grids » est devenu un vecteur puissant de développement rural.

Pour ce qui concerne spécifiquement la Guinée, cette dimension du partenariat avec l’Inde nous intéresse particulièrement. Aujourd’hui, moins d’un tiers des Guinéens ont un accès régulier à l’électricité, en dépit des efforts considérables que nous consentons à ce secteur.

Depuis 2010, en effet, ce sont plus de 3 milliards de dollars qui ont été investis dans l’augmentation des capacités énergétiques de notre pays. Cet investissement permettrait de passer d’une production de 275 mégawatts avant 2010 à plus de 1000 mégawatts en 2020. Le programme énergétique du Président de la République, le Pr. Alpha Condé, qui est par ailleurs Président de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables est d’accélérer l’augmentation de capacité par le biais d’un mix énergétique induisant l’Energie solaire. La Guinée est disposée à cet effet à coopérer avec l’Inde qui a des atouts considérables.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Le véritable défi à relever est celui de l’inclusion économique et sociale. La Guinée, mon pays, a acquis une conscience aigüe de cette exigence. Nous venons de créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), pour favoriser la mise en place de mécanismes adéquats de partage de la prospérité économique.

Dans le contexte du dynamisme des économies africaines, une telle orientation est devenue un impératif politique, économique et social. La plupart des pays africains ne consacrent qu’environ 2,5% de leur PIB aux programmes d’inclusion économique et sociale.

Nous regardons avec beaucoup d’intérêt la politique publique indienne sur ce sujet. L’Inde, comme vous le savez, a créé la plus grande base de données biométriques au monde, l’Aadhaar, destinée originellement à la mise en œuvre d’une politique d’inclusion en faveur des populations les plus démunies.

La délégation guinéenne est désireuse d’initier un partenariat avec la « Unique Identification Authority of India », pour nous aider à mieux fixer les contours de notre politique de partage de la prospérité.

Mesdames et Messieurs,

Si nous souhaitons voir se concrétiser la promesse d’un monde meilleur, l’Inde et l’Afrique doivent agir, main dans la main, afin de favoriser l’inclusion économique et sociale.

Nous savons le rôle majeur joué par le secteur privé indien, le secteur financier en particulier, et celui des organisations non gouvernementales, dans le déploiement de la politique d’inclusion indienne.

L’Afrique de manière générale, la Guinée en particulier, serait honorée de pouvoir compter sur l’ensemble des parties prenantes indiennes pour accompagner les efforts croissants de notre continent dans la lutte déterminée contre l’extrême pauvreté.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Les pistes que je viens d’esquisser n’entendent pas donner un contour exhaustif des partenariats, actuels ou envisageables, entre l’Inde et l’Afrique.

Les secteurs de l’éducation et de la santé sont tout aussi essentiels pour nos deux ensembles économiques. D’ailleurs, la présence des acteurs indiens dans ces deux secteurs est d’ores et déjà très remarquée en Afrique, notamment à travers le dialogue fructueux entre l’Inde et la Banque africaine de développement. Aussi, le Pan-African e-Network permet-il depuis 2009 de renforcer les transferts de savoir et de technologie entre l’Inde et l’Afrique, à travers les avancées de la télémédecine et de la télé-éducation. Je tiens à souligner l’appui inestimable d’Exim Bank of India au développement des partenariats publics et privés en Afrique.

Je souhaite terminer mon propos en réaffirmant à nos partenaires publics et privés indiens la disponibilité de la Guinée et du continent africain pour construire avec l’Inde un partenariat solide, durable et mutuellement avantageux, dont nos populations respectives seront les bénéficiaires.

Le monde sera meilleur lorsque les inégalités seront réduites et que nous, gouvernants, seront capables d’assurer le bonheur pour chacun et de partager la prospérité, plutôt que de considérer la pauvreté comme une fatalité. C’est le rêve que nous partageons tous ici, et que nous réaliserons ensemble aussi.

Je vous remercie.

AKB sur le COCAN 2025 « C’est du copinage et de la Mamaya…l’échec est inévitable » (interview)

in Actualités/Sport

CONAKRY– Le 11 mars dernier, le comité de pilotage du COCAN 2025, a été nommé et confirmé par un acte pris par le premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Dans ce COCAN composé de 23 personnes et qui est présidé par le Ministre des sports, Sanoussy Bantama Sow, on ne retrouve qu’un seul nom d’un ancien international guinéen : celui d’Aboubacar Titi Camara.

La présence de l’ancien attaquant du Syli national comme un simple conseiller n’est pas du goût de certains de ses anciens coéquipiers.

Ceux-ci dénoncent fermement la faible représentativité des anciennes gloires de l’équipe nationale dans ce comité de pilotage.

Des anciennes gloires qui selon eux, sont censées avoir plus d’expériences dans ce domaine.

Ce samedi, Guineefoot.info a approché l’ancien international guinéen Abdoul Karim Bangoura “AKB” pour recueillir ses sentiments après la mise en place de ce COCAN, qui est toujours loin de faire l’unanimité…

Lisez l’entretien exclusif que AKB nous a accordé !!

AKB, votre réaction après la mise en place du COCAN 2025 ?

AKB : On continue toujours à amuser la galerie. Quand un petit groupe se réunit pour choisir des gens qui composent le COCAN, je pense tout simplement que c’est de la comédie pour moi. Pour parler des anciennes gloires, je vois Elhadj Aboubacar Titi Camara qui fût ministre et un grand ambassadeur de notre football.

Il n’est qu’un simple conseiller. Son nom est mis là juste pour maquiller. Aujourd’hui le football, ce n’est pas de la Mamaya, il faut approcher des gens compétents, des professionnels. Et quand on regarde la composition de ce COCAN, ce n’est pas le cas. C’est du copinage.

Regarder la liste des gens qui composent ce COCAN. Quel rôle Titi va jouer ? c’est quoi ses prérogatives? Si c’était moi, j’aurais démissionné sur le coup. Parce qu’il y a rien de sérieux.

Et la nomination de Blasco Barry ?

AKB : Je ne veux pas parler de personnes, je dénonce juste la façon dont on veut nous dicter la gestion de football, ici nous ne sommes pas sur le terrain de la politique, là on parle football et sa gestion.

Vous savez que le président de la République avait signé un décret et maintenant c’est un arrêté du premier ministre qui efface tout ça, franchement je ne comprends absolument rien, comme beaucoup de guinéens d’ailleurs. On ne voit ça qu’ici en Guinée.

Franchement, la façon dont certains veulent s’accaparer de la gestion de notre football, je trouve cela très dangereux.

Les guinéens sont là, ils observent, ils ne sont pas dupes. Moi je pense qu’il faut avoir un minimum de respect pour ceux qui s’investissent dans notre football. Revoyer la liste, il y a des gens qui n’ont jamais mis pieds au stade, qui ne connaissent rien du football mais qui se retrouvent comme par miracle dans ce COCAN. C’est dommage. Nous, on n’acceptera jamais ça.

Parce que tu as l’argent ou tu est proches de quelqu’un, on te nomme et on ignore les gens compétents.

Antonio Souaré, de président à deuxième vice-président..

AKB : J’ai pas encore discuté avec le président Antonio. Je vous dis, ceux qui ont fait la liste du COCAN, c’est un petit groupe de personnes, parce qu’ils ont le pouvoir ou de l’argent et decident de mettre telle ou telle personne. Ce n’est pas normal et nous on ne se laissera pas faire.

Thierno Saibou Diakité, voilà un monsieur qui se bat depuis 10 ans pour l’organisation effective de la CAN en Guinée. Ce monsieur, comme il n’est pas riche ou n’a pas de pouvoir, il a été ignoré volontairement. Pourquoi ? Ce sont ces choses qui amènent de la frustration.

On peut pas avancer en excluant les personnes compétentes.

Que dire de l’absence sur la liste de KPC ? 

AKB : Voilà vous pouvez encore continuer à citer des noms occultés. Je pense qu’on doit consulter les anciennes gloires qui vivent encore et Dieu merci il y’en à beaucoup, les doyens Petit Sory, Cherif Souleymane, Thiam Ousmane..etc, il faut les approcher.

Et aussi les gens qui investissent dans notre football. Je vous le répète encore une fois le football ce n’est pas de la Mamaya, il faut être pragmatique. Souvenez-vous il y a deux ans, je vous avais dit qu’il n’y aurait pas la CAN 2023 en Guinée. C’est la même comédie qui continue.

Vous avez donc souhaiter appartenir à ce COCAN ?

AKB : Cette liste là ? Non. Je met ma main sur le coran, on met mon nom, je démissionne le jour même. Moi je cours jamais derrière un poste, sinon on l’aurait su il y a longtemps.

Un Monsieur comme Morlaye Soumah Kolovaty, ancien capitaine de notre équipe nationale, Il a été un grand ambassadeur de notre football, il a été capitaine d’un club de ligue 1 en Europe, ce n’est pas rien…

Il faut les approcher, échanger et discuter avec eux. Au lieu de choisir des gens comme vous le voulez.

Doit-on s’attendre à une démission de Titi Camara ? 

AKB : Ça, je ne sais pas. J’ai discuté avec lui (Titi), pour moi c’est un manque de respect pour lui. Je sais ce qu’on s’est dit, je garde ça entre nous. Mais sa décision lui revient et il est assez grand et responsable pour décider quoi faire.

Vous préconisez donc un échec de ce comité de pilotage du COCAN ? 

AKB : Bien-sûr que oui. Tu veux conduire une voiture et tu n’a pas de permis, l’accident est inévitable. Je n’appelle même pas ça un accident pour moi, c’est une évidence.

Quel conseil avez-vous à donner ? 

AKB : Ils n’ont pas besoin de ça. Sinon il fallait s’asseoir, échanger, discuter avant de prendre des décisions. Il faut avoir un certains égard aux anciens qui se sont battus et qui ont mouillé le maillot et (ça personne ne pourra leur l’enlever).

Et qui continuent à se battre. Encore une fois nous ne demandons pas à être sur la liste, mais il faut approcher ceux qui connaissent. On a besoin de leur savoir.

Selon vous, les anciennes gloires sont moins considérées en Guinée ? 

AKB : Bien-sûr. Bien-sûr. Vous êtes des journalistes, allez-y mener vos enquêtes sur la situation des anciens joueurs.

Mais Titi Camara a quand même été ministre, Chérif Souleymane est aussi DTN?

AKB : (Rires) Oui on peut toujours dire ça, C’est l’exception qui confirme la règle.  Si c’est ça qui va faire avancer notre football, on n’en est encore très loin, croyez moi.

Un chérif Souleymane dans un autre pays, il aurait eu beaucoup plus de respect.

Où en êtes-vous avec la formation des entraîneurs guinéns qui devaient récemment partir en Europe pour suivre des stages de formations ? 

AKB : Oui, vous savez qu’on n’a pas d’infrastructures adéquates chez nous ici, le seul moyen d’aider nos entraîneurs/éducateurs, c’est de trouver des formations à l’étranger et faire venir les formateurs ici à Conakry pour donner les cours.

Le président Antonio Souaré doit rencontrer l’ambassadeur de France prochainement. C’est quand même une première que la fédération trouve une douzaines de place pour nos entraîneurs.

C’est salutaire. Mais on attend, pour les visas.

Êtes-vous déçu ? Est-ce que votre crédibilité n’est pas mise en jeu ? 

AKB : Déçu oui, car depuis deux ans mon département travaille sur ce dossier, déçu aussi pour les entraîneurs, qui se voyaient déjà en Europe. Je constate qu’ils veulent vraiment passer ces stages.

Quant à ma crédibilité, soyez en rassuré, ça fait plus de 30 ans que je travaille avec ces clubs. Donc Ils savent qui je suis, je sais aussi qui ils sont.

Propos recueillis par Mohamed Lamine TOURÉ

Politique Mali : Sékou Allaye Bolly, le commerçant peul qui voulait réintégrer les anciens jihadistes

in Actualités/International/Politique

Alors que le processus du DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) tarde à être lancé dans la région de Mopti, Sékou Allaye Bolly s’emploie à extraire les jeunes Peuls des griffes des groupes armés jihadistes. Portrait.

Périphérie de Sévaré, à 15 kilomètres de Mopti, le 12 mars dernier. Sékou Allaye Bolly, 30 ans, rend visite à sa caserne où sont cantonnés des jeunes Peuls qui grossissaient auparavant les rangs des jihadistes. Dans ce lieu de transit, plusieurs dizaines de combattants cohabitent en attendant le démarrage du DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion).

« Il y avait une centaine de jeunes Peuls dans ce camp, mais les autorités l’ont fermé par peur d’une révolte. Cette base a été rouverte à la condition qu’elle devienne un lieu de transit pour les combattants candidats au DDR », explique Sékou Allaye Bolly, un commerçant notamment spécialisé dans les fournitures de bureau, qui comptait entre autres le gouvernement parmi ses clients. Pour continuer à recevoir les jeunes Peuls, ce natif de Mopti a ouvert trois autres bases dans la région : à Douentza, Diallassagou et Egousogou, dans le cercle de Bankass.

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