La Coordination de Tournons La Page (TLP-Guinée) a tiré la sonnette d’alarme suite à l’enlèvement de Néné Oussou Diallo, militante du Comité national des femmes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Dans une déclaration rendue publique ce samedi, l’organisation exige sa libération immédiate et condamne ce qu’elle qualifie de « violation grave des droits humains ».
Selon les informations communiquées par son parti, la militante aurait été arrêtée dans la nuit du 8 au 9 janvier à son domicile, en banlieue de Conakry, par des hommes cagoulés et armés, circulant à bord de quatre véhicules pick-up. Cet acte s’inscrit, selon TLP-Guinée, dans une série de disparitions forcées sous le régime militaire actuel, citant notamment les cas de Oumar Sylla dit Foniké Mengué, Mamadou Billo Bah, Saadou Nimaga et Habib Marouane Camara, dont les familles n’ont reçu aucune nouvelle depuis plusieurs mois.
« Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de Néné Oussou Diallo et de toutes les personnes enlevées et victimes de disparition forcée sous le régime militaire guinéen », souligne le communiqué. L’organisation appelle également à des enquêtes transparentes sur l’ensemble des cas d’enlèvements arbitraires et insiste sur la protection des droits humains, de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation pacifique dans le pays.
TLP-Guinée interpelle la communauté internationale à ne pas rester silencieuse face à une situation qui, selon elle, illustre une répression croissante contre les voix dissidentes de la société civile et des partis politiques en Guinée. L’organisation réclame « une action ferme » pour assurer la libération de Néné Oussou Diallo ainsi que de toutes les personnes disparues ou détenues arbitrairement.
Le climat sécuritaire autour des militants politiques et des défenseurs des droits humains continue de susciter l’inquiétude au sein de la population, alors que les tensions restent vives sous le régime militaire en place.
Laguinee.info







