Ousmane Gaoual Diallo, ministre porte-parole du gouvernement, a annoncé que l’octroi de grâces présidentielles pourrait concerner des détenus politiques après l’investiture de Mamadi Doumbouya, prévue le 17 janvier 2026.
S’exprimant sur France 24, il a déclaré : « Pour ce qui est des grâces présidentielles pour un certain nombre de nos compatriotes, nous le souhaitons. Le président, de toute façon, grâcie régulièrement des gens qu’ils soient prisonniers pour des droits communs ou des crimes. »
Le ministre a rappelé des précédents, citant la grâce accordée à l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, condamné pour crimes contre l’humanité dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009, avant même la conclusion définitive du procès. « Le président, dans le passé, s’est montré déjà clément pour des cas qui ont été jugés vis-à-vis d’une catégorie de nos concitoyens. Nous continuerons à plaider pour que celui-ci puisse s’élargir pour un certain nombre d’acteurs politiques, même si leur condamnation n’est pas liée à leurs actions en tant que citoyens politiques, mais ce sont des actions qui sont répréhensibles par rapport à la législation. Néanmoins, nous plaiderons pour que ceci puisse bénéficier de sa clémence et de la grâce », a-t-il précisé.
Concernant la disparition de Foniké Menguè et Billo Bah, introuvables depuis le 9 juillet 2024, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué : « La justice est en train d’œuvrer pour les recherches. Cela va se poursuivre. »
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